Fin des subventions européennes : « la filière avicole a eu sept ans pour se préparer »

Fin des subventions européennes : « la filière avicole a  eu sept ans pour se préparer »
Les restitutions soutenaient l'exportation du poulet congelé (DR).

Le commissaire européen chargé de l'Agriculture, Dacian Ciolos, a rappelé aux acteurs français de la filière avicole qu'ils avaient eu sept ans pour se préparer à la fin des subventions européennes pour les exportations de volaille, et que cette décision était irrévocable.

Des représentants des volaillers Doux et Tilly-Sabco, accompagnés du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, doivent plaider leur cause vendredi à Bruxelles, avec l'espoir d'esquisser des solutions pour faire face à la fin des aides européennes à l'export dans la filière volaille.

Dans le cadre d’un point  presse, à la veille de cette  rencontre,  M. Ciolos a rappelé que la fin des subventions européennes était irrévocable et  qu'il n'y aura pas de reprises des aides européennes à l'exportation : «Si sept ans ne constituent pas un temps suffisant pour se préparer (à la fin des subventions) alors je ne vois pas combien de temps il faut", a-t-il  déclaré.

Pour lui, c’est plutôt du côté des pouvoirs publics français que des solutions existent puisque  dans  le cadre de la prochaine PAC 2015-2020, la France a « des possibilités pour soutenir le redressement d'un secteur ou d'un autre, y compris de ce- secteur", a-t-il ajouté.

887,8 millions d'euros versés en 10 ans

Les restitutions, aides ciblées à l'exportation, "sont un outil de gestion des marchés" et non une aide destinée à soutenir la restructuration d'une entreprise individuelle en difficulté, a-t-il souligné.

Entre 2003 et 2013, la France a reçu 767,7 des 887,8 millions d'euros versés au total par l'UE pour -soutenir les exportations de viande de volaille, selon la Commission. Avant le coup d'arrêt décidé en juillet, 41 millions ont été versés aux opérateurs français pour l'année 2013.

La direction de Tilly-Sabco a imputé à cet arrêt de la perfusion européenne sa décision de cesser son activité de poulet export, qui occupe 300 de ses 340 employés et représentait 90% de son chiffre d'affaires.  Dès les premières réactions françaises en juillet, la Commission avait mis en cause les défaillances des entreprises françaises concernées à anticiper une réforme prévue.

Les restitutions soutenaient l'exportation du poulet congelé entier pour des marchés spécifiques, principalement la CEI (communauté des Etats indépendants, ex-URSS) et le Moyen-Orient.

Source avec AFP

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