Fnsea, JA, APCA : Les organisations agricoles militent pour des retenues d'eau

220 personnes ont participé à Paris au colloque « Sécheresse : arrêtons de gaspiller l'eau ! ». L'occasion pour certaines organisations professionnelles agricoles de rappeler la nécessité du stockage de l'eau pour sécuriser la production agricole.

La France ne manque pas d'eau : sur les 200 milliards de mètres cubes de pluies qui tombent en moyenne chaque année, 6 milliards sont utilisés au total dont 4,6 pour l'agriculture, ont estimé les organisations agricoles* qui organisaient un colloque intitulé « Sécheresse : arrêtons de gaspiller l'eau ! ». Mais pour faire face aux épisodes climatiques secs, qui risquent d'être de plus en plus fréquents à l'avenir, la question du partage de la ressource entre les différents usagers s'accentue.

« Une réduction arbitraire de 20 % de la consommation d'eau ne peut constituer une réponse satisfaisante. Le véritable enjeu, c'est réduire la quantité d'eau nécessaire par tonne de matière produite et non pas d'utiliser moins d'eau pour aboutir à une moindre production » estiment les organisateurs du colloque. D'après Jean-Paul Bordes, responsable d' Arvalis, « les progrès sur l'irrigation ont permis d'économiser 30% d'eau sur les 20 dernières années et les efforts dans ce sens sont poursuivis ».

« S'adapter au changement climatique, c'est surtout stocker l'eau disponible l'hiver afin de pouvoir l'utiliser l'été », estiment la Fnsea, les JA et les chambres d'Agricultures qui militent pour la mise en place de retenues d'eau. Nicolas Sarkozy a promis le 9 juin dernier la mise en place d'un plan de stockage de l'eau à 5 ans. D'après Xavier Beulin, président de la Fnsea « Les situations actuelles de blocage concernent 150 millions de m3, alors que 300 millions de m3 au total suffiraient pour répondre à l'essentiel des besoins ».


Fnsea, JA et APCA estiment que la France a un rôle majeur à jouer dans l'enjeu alimentaire de demain. « Il faudra accroître de deux tiers la production agricole d'ici à 2050 pour répondre aux besoins de l'humanité. 70% de ces progrès viendront de l'irrigation », d'après Sylvie Brunel, géographe et professeur à la Sorbonne.

* APCA, FNSEA, Irrigants de France, JA, ORAMA

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