Fondation Pierre Sarazin : « 4 lauréats pour 4 innovations »

Anne Sophie LESAGE

Fondation Pierre Sarazin : « 4 lauréats pour 4 innovations »
Fondation Pierre Sarazin : « 4 lauréats pour 4 innovations »

La fondation Pierre Sarazin, en partenariat avec l’association Nuffield, a remis mercredi 29 novembre, les prix 2017 à 4 lauréats, pour leurs innovations en agriculture.

Fondation Pierre Sarazin

Créée en 1990, la Fondation Pierre Sarazin encourage l’innovation sous toutes ses formes en agriculture. Depuis plus de 25 ans, elle met en valeur les développements techniques, sociaux et environnementaux des agriculteurs. La fondation ambitionne ainsi de contribuer à la promotion d’une agriculture économiquement performante.

Depuis sa création, la Fondation a examiné plus de 700 dossiers et récompensé 58 lauréats. Pour son édition 2017, 49 dossiers ont été déposés qui ont permis de distinguer 4 lauréats mais « le conseil scientifique n’a pas réussi à départager les deux premiers » ironise Jean-Guy Lelu, membre du comité exécutif. Pour Jérôme Grangier, la fondation permet de  « détecter les innovations pour agriculture dynamique du futur » dans 4 grandes thématiques : innover pour l’entreprise agricole, inventer et valoriser les produits, communiquer vers la société et enfin, intégrer la dimension environnement. Les 4 lauréats 2017 se partagent la dotation annuelle de 35 000 euros.

Le 1er prix ex-aequo est décerné à Precifield, qui a reçu la somme de 12 500 euros. La société réalise des analyses et des cartographies des parcelles qui restent la propriété des agriculteurs. Pour ce faire, Rémi Pelletier, agriculteur et Alexandre Weil sont allés chercher aux Etats-Unis un scanner de sol très performant. La jeune entreprise, lancée au mois de juin, propose un ensemble de solutions allant du diagnostic de connectivité du matériel, à la cartographie de parcelle, jusqu’au conseil en modulation intra-parcellaire. Comme l’agriculteur est propriétaire des données, il peut faire seul ou bénéficier du conseil de la société pour ses choix de modulation.

L’autre 1er prix ex-aequo est la démarche Green Tillage, testée par Mickael Ehmann, producteur de maïs pop corn, a pour objectif d’adapter le labour en conditions difficiles afin de lutter contre l’érosion des sols. Il a reçu également 12 500 euros. Le Green Tillage produit un travail sur le rang et l’inter rang avec deux espèces différentes, grâce à un travail en bande et à l’utilisation de couverts végétaux.  

Le deuxième prix ex-aequo récompense par 5 000 euros la méthode ABSol©. Jean-Louis Reverter accompagné d’Eric Navarro son conseiller au CETA, ont développé un kit pour mesurer l’activité biologique des sols. Inspiré d’un test de sédimentation, il suffit de plonger des mottes de terre dans des bacs translucides perforés sur la partie inférieure. Les bacs doivent être préalablement remplis d’eau à température ambiante. Plus la motte de terre se désagrège rapidement, moins le est « vivant ». L'objectif est de sensibiliser les agriculteurs à la vie biologique des sols.

L’autre deuxième prix ex-aequo, de 5 000 euros, est remporté par le Groupement des Agriculteurs de la Gascogne Toulousaine (GAGT) pour leur travail sur le relay cropping ou double culture. Le principe est simple, à l’automne, deux rangées de blé ou d’orge sont implantées espacés de 50 centimètres, en semis directs ou par un semoir classique en fermant ces éléments. Idem au printemps avec du Sorgho, soja ou sarrasin. Cette technique permet d’économiser 50% de désherbant.

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