François Hollande dès l'aube au salon de l'Agriculture

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François Hollande dès l'aube au salon de l'Agriculture
Le président est resté une dizaine d'heures sur le salon (photo Lucie Chaplain)

François Hollande est arrivé ce matin aux aurores au Parc des expositions de la Porte de Versailles pour inaugurer le 50e Salon de l'Agriculture, qui s'ouvre en pleine crise de sécurité alimentaire après le scandale de la viande chevaline.

Pour "un étiquetage obligatoire" sur les viandes dans les plats cuisinés

Le président François Hollande a indiqué qu'il exigerait "un étiquetage obligatoire" sur les viandes insérées dans les plats cuisinés, réagissant au scandale de la viande chevaline lors de l'inauguration du 50e Salon de l'agriculture.

"Je veux que, à terme, il y ait un étiquetage obligatoire sur les viandes qui sont insérées, introduites dans les produits cuisinés", a-t-il déclaré, évoquant les "fraudes" constatées ces derniers jours. "D'ici là, je soutiendrai avec le ministre de l'Agriculture et les ministres concernés toutes les initiatives qui seront prises pour des démarches volontaires d'étiquetage", a-t-il enchaîné lors d'une brève prise de parole avant une conférence de presse prévue à a mi-journée.Il s'agit, a-t-il spécifié, de faire en sorte que "le consommateur puisse être informé de la provenance des produits qu'il consomme et notamment des viandes".

 

Le président de la République a entamé sa visite peu après 07h, assistant à la traite des vaches entouré de trois ministres, Stéphane Le Foll (Agriculture), Guillaume Garot (Agroalimentaire) et Benoît Hamon (Consommation). Après un petit déjeuner avec des éleveurs, des représentants syndicaux ou les présidents des interprofessions (bovins-ovins-porcins, aviculteurs...), il devait tenir une conférence de presse vers 08h30 et entamer ensuite son marathon à travers les pavillons régionaux et agricoles du salon.

Affaire de la viande chevaline oblige, M. Hollande a abordé les questions de la traçabilité des produits alimentaires (lire encadré).  Dès son arrivée, le chef de l'Etat a été interpellé par un éleveur qui lui a lancé, à propos de l'alimentation du bétail: "Qu'on arrête de nous contrôler sans arrêt, on est sous pression". "Nous aussi on est sous pression", a répondu dans un sourire François Hollande avant de relever, dans un allusion à la fraude sur les lasagnes: "En même temps quand il n'y a pas de contrôle, vous voyez..."

Publié par AFP

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