Front commun contre la directive nitrates

Front commun  contre la directive nitrates
Les JA se sont mobilisés cette semaine contre l’application de la directive Nitrates en organisant des actions et manifestations un peu partout en France, comme ici dans les Vosges (photo JA)

La Fnsea, JA, les Chambres d’Agriculture et Coop de France réitèrent leur demande d’un moratoire sur les projets de délimitation des zones vulnérables, «dans l’attente de travaux scientifiques et juridiques cohérents»,déclarent-ils.

Les aberrations de la directive pointées du doigt par les JA

  • une interdiction d’épandre au-delà de 7% de pente pour les fertilisants de type II (c'est-à-dire les déjections sans litière comme les lisiers) et au-delà de 15% pour les fertilisants de type 1 (c'est-à-dire les déjections avec litière comme les fumiers) et de type III (les engrais minéraux)
  • un rallongement des capacités de stockage (jusqu’à 7.5 mois pour certaines exploitations bovins, 8 mois pour les porcs et 8.5 mois pour les volailles). De plus, les éleveurs déjà en zone vulnérable ne pourraient bénéficier d’aucun fond européen ni même français pour leur mise aux normes.
  • Une interdiction de stockage au champ des fumiers secs de volaille
  • Des normes d’excrétion d’azote problématique pour les éleveurs laitiers d’autant plus que la « dérogation » proposée par les ministères de l’agriculture et l’écologie pour passer de 101 à 95 kg d’azote/an/vache pour la période du 1er septembre au 31 aout 2013 est contestée par la Commission européenne.

Dans un communiqué commun, la Fédération nationale des syndicats agricoles, les Jeunes Agriculteurs (JA), les chambres d'Agriculture et Coop de France réclament que soient gelés "les projets de délimitation des zones vulnérables"  jusqu'à ce que des travaux scientifiques fiables soient conduits pour savoir exactement quels sont notamment les épandages tolérables et sur quel type de sol et de pentes.

"Pour l'élevage, il est impératif pour ne pas fragiliser nos exploitations, que les durées minimales de stockage prennent en compte les capacités agronomiques des sols, la diversité des effluents et les mises aux normes coûteuses déjà réalisées", estiment-ils en dénonçant des "normes déconnectées de la réalité".

«Pour les cultures, il est essentiel que les conditions d’épandage, notamment de pente, ne conduisent pas à supprimer de la production agricole dans de  grandes parties de nos territoires ruraux. De même les repousses de céréales et les faux-semis doivent être reconnues comme couverts hivernaux dans le cadre des programmes régionaux », ajoute-t-il.

La France menacée de sanctions

La directive en cause est un règlement européen datant de 1991 qui vise à protéger les réserves d'eau en surface et en sous-sol des pollutions par les nitrates contenues notamment dans les engrais. Son non-respect vaut depuis des années à la France des menaces de sanctions auxquelles elle n'a échappé que de justesse, notamment en 2007 et en 2011. Sous la pression de Bruxelles, le gouvernement français a durci ses exigences afin d'échapper à des sanctions financières.

Le mois dernier, Fnsea et JA  ont  lancé une pétition contre ce "monstre administratif".  "Qu'on nous comprenne bien", insiste François Thabuis, président des JA : "Nous aussi sommes soucieux de l'environnement, mais si cette directive était applicable, il y a longtemps qu'elle l'aurait été".

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Commentaires 7

moi meme

c'est tout simple application de la directive et je ferme les batiments .je licentie les personnel aussi et l'abattoir licentie aussi et le transporteur licentie et ainsi de suite maintenant si le chomage a besoin de monde c'est sans probleme on va fournir .en attendant aucun commentaire du gouvernement ni de la fdsea enfin pas a ma connaissance .

nawak

il faut assouplir l'aspect nitrates vu leur danger non prouvé et se rapprocher de la norme de l'OMS , mais durcir sur le pk avec plan d'epandage, analyse et durcir sur les pesticides

joel

fourchu, je suis d'accord avec toi.
selon l'académie de médecine de dijon, en un siècle 2 cas de décès répertorié, un nourrisson et une personne âgée. c'est du délit cette affaire de nitrates. Bien souvent, il n'y aucune étude géologique qui prouve que les captages sont alimentés par les périmètres définis par l'administration. une vision simpliste des aquifères, versants égal bassin d'alimentation de la source. parfois c'est vrai parfois c'est faux. tant pire il réglemente à tout va

jm 03

en f rance on mache sur la tete je suis haut dessus d un plan d eau a 8 mg de nitrate et on veux nous imposer des normes draconniennes

En savoir plus

Pourquoi tant d'agitation quand on sait que la norme nitrate de 50 mg est completement arbitraire La medecine ne dit pas que 50 100 150 mg est dangereux elle dit meme que ne pas consommer de nitrate peut etre source de carence.......!

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