GAEC : «Améliorons nos relations!»

Didier BOUVILLE

La matinée organisée jeudi 24 novembre (10h-13h) dans la salle communale de Flavin, près de Rodez, par l'UDGEA et la Chambre d'agriculture a pour objectif d'échanger à travers des témoignages sur «le désamorçage des conflits» dans les GAEC, en présence notamment d'une sociologue de l'INRA. Une première en Aveyron.

L'UDGEA de l'Aveyron

Les GAEC sont des structures sociétaires agricoles uniques créées en 1962 où personne n'est le patron, où tout le monde a son mot à dire, et où chacun doit travailler ! En Aveyron, 30 % des chefs d'exploitation sont adhérents à l'un des 1 500 GAEC du département. Sachant qu'environ 75 % des jeunes agriculteurs bénéficiaires de la DJA s'installent sous cette forme sociétaire et que constituer un GAEC entre époux est possible depuis un an, inutile d'ajouter que le GAEC a de l'avenir. Au moment où les agriculteurs courent après la réduction d'une astreinte au travail pour laquelle la formule sociétaire est perçue comme une réponse judicieuse. «Mais travailler en GAEC, c'est aussi vivre ensemble plusieurs années» réagit Michel Laurens, président de l'UDGEA. «Des non-dits peuvent voir le jour, puis des conflits aussi. Il est donc important de soulever les problèmes rapidement, de se parler sans avoir l'impression de perdre du temps. Et apprendre à s'écouter les uns les autres».

Sujets tabous
La matinée du jeudi 24 novembre a donc pour objectif «de mettre sur la table» les questions soulevées par des relations humaines parfois défaillantes au sein d'un GAEC. «Nous savons que 90 % des GAEC sont familiaux, et que les tensions éventuelles sont ici souvent appréhendées comme des sujets tabous» ajoute Michel Laurens. Depuis 4 ans, l'UDGEA mène un travail efficace sur les relations humaines dans les GAEC et propose ses services aux agriculteurs. Pour les générations plus anciennes, la vie dans le GAEC s'appuie en général sur un règlement intérieur-type qui n'a pas été discuté, élaboré par le groupe d'associés. D'où des tensions en cas de conflits pour cause de manque de réponse et de cadre réglementaire bien défini au départ. «Nous voulons montrer que des outils sont efficaces pour dénouer les conflits» poursuit Michel Laurens. Voilà l'objectif de la matinée illustrée par des témoignages d'associés en GAEC qui reviendront par ailleurs sur la formation, la médiation et la rédaction d'un règlement intérieur. Alice Barthez, sociologue, apportera sa riche expertise dans ce domaine des relations humaines, un dossier pour lequel elle a travaillé durant des années à l'INRA.

La matinée est ouverte à tous les membres de GAEC et/ou en passe de le devenir. Participation aux frais d'organisation fixée à 10 euros (repas compris). Inscription obligatoire auprès du CDASA au 05 65 98 16 00 ou à l'UDGEA au 05 65 73 78 88.

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