Grippe A : Quelles conséquences pour l'exploitation agricole?

B.BOUCHOT d'après agriculture.gouv.fr

L'Institut de veille sanitaire estime que le nombre de malades pourrait être compris entre 15 et 35 % de la population, ce qui correspondrait, en France, en l'absence de toute mesure, à un nombre de malades compris entre 8,9 et 20,9 millions.

Le Ministère de la santé, le Ministère de l'agriculture, l'ACTA, les Chambres d'agriculture, et la MSA ont ensemble établi le guide pratique prévention pandémie grippale pour les agriculteurs.

Conséquences envisageables

D'après les informations données dans ce guide, les perturbations qui pourraient avoir le plus d'impact sur les exploitations agricoles concernent les entreprises en amont ou en aval et les transports routiers de marchandises, qui risquent de remettre en cause les approvisionnements en intrants ou l'écoulement de la production.

Des conséquences qui peuvent être impactantes pour les produits dont les possibilités de stockage sont limitées ou qui doivent être écoulés dans des délais précis : aliments du bétail, fruits et légumes, lait, volailles.

Comment s'y préparer?

Quelque soit le secteur d'activité économique, les entreprises doivent se préparer à assurer la continuité de leur activité, à faire face à un éventuel absentéïsme, à un risque de difficulté d'approvisionnement et de distribution. Chaque entreprise doit donc se préparer au risque de « pandémie grippale » dans le but d'assurer la protection du personnel et le maintien de l'activité de l'entreprise.

Les éléments à prendre en compte :
1. Le degré de dépendance aux fournisseurs achat et vente de produits périssables ou d'animaux vivants,
2. Les impacts par type de production/activité.

Pour l'ensemble des exploitations, prévoir un surplus de stock pour les matières et produits indispensables : aliments, produits vétérinaires, pièces détachées indispensables, produits d'entretien et de désinfection, masques de protection pour les contacts à l'extérieur.

Solidarité et entraide

L'entraide est un échange à titre gratuit, un service que les agriculteurs peuvent se rendre. L'entraide devient un service payant lorsqu'elle est encadrée au sein de cercles d'échange de matériel et de main d'oeuvre, de CUMA, de services de remplacement, d'associations ou de groupements. En cas de besoin, les chefs d'exploitations peuvent, pour tout renseignement, se rapprocher de leur chambre départementale d'agriculture.

On parle de solidarité lorsque les services sont rendus par des prestataires non-agriculteurs. En cas de pandémie, les chefs d'exploitation pourraient faire appel à la solidarité du voisinage ou d'élèves de l'enseignement agricole et/ou vétérinaire volontaires, du fait de la fermeture des écoles.

Coordination par les instances professionnelles

En situation pré-pandémique, la chambre départementale d'agriculture se tient à disposition des exploitants agricoles. Elle assure la sensibilisation notamment en distribuant le guide pandémie Grippe A aux agriculteurs.

En situation pandémique, en collaboration avec la DDAF, la chambre départementale d'agriculture prévoit de mettre en place une cellule de veille afin d'aider à la continuité de la production, notamment en informant les exploitants sur :
-les conditions relatives à l'approvisionnement des exploitations agricoles,
-les conditions relatives à l'acheminement des produits au regard de leurs débouchés,
-les dispositifs d'entraide existants dans le département.

Rôle de la MSA

Outre les conseils de prévention assurés par ses services de santé sécurité au travail, la MSA relaie l'information auprès des exploitants agricoles en mettant à disposition le guide par le biais de son site Internet. En période pandémique, la MSA ayant élaboré son plan de continuité prévoit d'assurer a minima l'ensemble de ses missions de service public et de conseil vis-à-vis de ses adhérents.

Source agriculture.gouv.fr

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