Grippe aviaire : « instaurer une barrière entre l’intérieur et l’extérieur de l’élevage »

Raphaël Lecocq

A la veille de la saison migratoire, Gilles Salvat, directeur de la santé animale et du bien-être des animaux à l’Anses et directeur du laboratoire de Ploufragan-Plouzané (Côtes-d’Armor), le laboratoire de référence pour l'influenza aviaire (IA), fait le point sur l’état des risques de la maladie.

L’agent pathogène H5N8 hautement pathogène, celui qui a sévi l’an passé, a d’ores et déjà été identifié sur l’avifaune en Allemagne du Nord ainsi qu’en Italie du Nord, là aussi sur l’avifaune mais également dans une quarantaine d’élevages. La lutte contre l’IAHP (hautement pathogène) est un enjeu agricole de première importance mais également un enjeu de santé publique, la mutation de certaines souches de virus exposant potentiellement l’homme à des contaminations. Selon l’OMS, le H5N1 est à l’origine de 454 décès à travers le monde depuis 2003 et le H7N9 de 612 décès depuis 2013. Gilles Salvat évoque par ailleurs l’adaptation des mesures de biosécurité aux petits élevages ainsi que l’instauration de tests de dépistage avant tout mouvement de palmipèdes vers un site d’élevage, entre le 15 novembre et le 15 janvier et en période de risque modéré ou élevé.

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Commentaires 1

?????????

il parle de 2 mois , chez nous en 2016 : obligation de confinement de novembre à mai!!!! mr le
directeur, cela fait plutot 2 saisons que 2 mois....mais amis éleveurs , continué de planter des arbres sur vos parcourts pour faire plaisir à vos labels,vos ddpp, vos hypermarché, enfin bref , pour faire de jolies photos...

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