Hongrie : « Amortir les risques des producteurs »

Propos recueillis par Carole de Boyer d'Eguilles

Hongrie : « Amortir les risques des producteurs »

Miklos Weisz, 31 ans, possède 200 hectares de terre sur lesquelles il cultive du blé d'hiver, du colza, du maïs et du tournesol. Il est installé à Nagylozs.

Notre ferme familiale a vu le jour en 1993. J'ai lancé mon exploitation en 2007, en utilisant l'aide destinée aux jeunes agriculteurs. La Pac et son second pilier ont soutenu directement mon installation. Outre mon statut d'agriculteur, j'enseigne à la faculté d'agriculture Georgikon de l'Université de Pannonia à Keszthely et je dirige un bureau de conseil aux agriculteurs pour les aider face aux différentes aides Pac.

La Pac est l'une des politiques communes les plus complexes sur le plan réglementaire. Elle a été plusieurs fois réformée. C'est aussi la seule politique commune de l'UE existant sur le long terme, qui détermine concrètement le développement des agricultures européennes et bien sûr, hongroise. Mon exploitation ne fait pas exception, les paiements directs et les mesures de marché du 1er pilier, les fonds de développement rural du 2nd pilier m'offrent des opportunités, un cadre d'opération et de développement futur pour mon activité.

L'une des fonctions les plus importantes que devra remplir la future Pac sera d'amortir les risques des producteurs et pour les consommateurs. Risques liés au climat ou à la sécurité sanitaire des aliments ou à une situation fluctuante du marché. En Hongrie et dans d'autres Etats membres, il y a de sérieux besoins de développement et de modernisation dans les fermes. Pour pondérer l'impact de contextes techniques et technologiques différents, pour construire des exploitations efficaces et compétitives, le maintien durable des 1er et 2nd piliers
de la Pac est définitivement souhaitable.

Source Ja Mag

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier