Hulot "attend beaucoup" des Etats généraux de l'alimentation

Hulot "attend beaucoup" des Etats généraux de l'alimentation

Nicolas Hulot a dit mardi soir attendre "beaucoup" des Etats généraux de l'alimentation, qui seront lancés jeudi et peuvent être selon lui un grand "moment d'ambition collective".

"Je fais un rêve: que les Etats généraux de l'alimentation permettent de combiner tous les points de vue", a dit le ministre de la Transition écologique et solidaire, auditionné par la commission des affaires économiques du Sénat  "Le contexte est favorable pour faire tomber les postures", estime le ministre. "J'espère que d'ici septembre, concernant la répartition de la valeur (entre producteurs et intermédiaires, ndlr), le ministre (de l'Agriculture) aura pu, provisoirement, apaiser les choses, pour qu'après on puisse avoir une conversation prolongée", a-t-il dit. "Il y a de la place pour une diversité de productions agricoles", a-t-il ajouté.

"Il y a une demande sociétale d'alimentation de qualité, en bio notamment, qui n'est pas couverte par nos paysans (...) La France est le pays qui consomme le plus d'intrants, et les seuls qui gagnent bien leur vie dans ce domaine sont les fabricants de produits chimiques". "On peut diversifier les revenus" d'un agriculteur, dit-il encore: "quand il élève son bétail avec de la prairie, il séquestre du carbone. Les agriculteurs peuvent participer à la transition écologique, à la lutte contre le changement climatique... mais il faut qu'ils s'y retrouvent".

Pour lui, "il y a un contexte nouveau qui devrait nous permettre de concilier les points de vue". "Quand on a fait le Grenelle de l'environnement (à partir de l'automne 2007), on était dans des postures: entre acteurs économiques, ONG... Au final ça a produit de l'intelligence. Et je suis certain que ces Etats généraux peuvent en produire. Donc j'attends beaucoup".

Pour consulter le dossier complet sur les Etats généraux

Source AFP

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Commentaires 3

CHABLE533

Je suis loin de la retraite et heureux d'être en bio depuis longtemps maintenant la question ne peut se résumer à l'offre et la demande d'ailleurs toutes les filières qui maîtrisent leurs volumes se portent bien ( Loué, le Comté, Ect). La vrai force des systèmes bio et autonomes est bien leur efficience face aux charges qui plombent l'agriculture française, nous sommes le premier pays européen en matière de suréquipement. Quant à la binette quelle belle image d'Epinal, notre cuma est équipée d'une bineuse guidée par une caméra quelle plaisir de sarcler maïs et tournesol.

robin

la seule raison pour laquelle la demande en BIO n'est pas couverte par nos paysans c'est le consommateur n'est pas prêt à payer le prix qui ferait vivre les paysans,(sauf les bosbos de Paris) alors nos grandes surfaces importent le BIO, car ils se font plus de marge. le jour ou tous les agri de France seront BIO, ils crèveront de la même manière ( car l'offre sera égal a la demande et les prix baisseront au niveau des produits conventionnels) et en plus le travail sera plus dur,....... car il faudra manier la binette !!!!

Chenal4814

A un an de la retraite je ne laisse un commentaire q'a quelqu'un qui en est digne

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