Inra : 2030 : Quatre mondes agricoles bien distincts

SC

Quatre mondes agricoles différents sont appelés à cohabiter en France d'ici 2030,estime l'Inra dans son étude « Nouvelles ruralités en France, dans le contexte européen, à l'horizon 2030 ».

L'Inra envisage différentes évolutions conjointes des villes et des campagnes au sein d'un même territoire qui nécessiteront des changements des pratiques agricoles. Quatre études régionales ont permis d'illustrer chaque scénario.

Dans le premier, les espaces ruraux vont fortement se réduire sous l'effet d'une périurbanisation très poussée. C'est le cas de la région Midi-Pyrénées, dont la population va s'accroître de 700.000 habitants en 2030, particulièrement à Toulouse. Les espaces agricoles y seront déstructurés : les agriculteurs vont vendre leurs fermes faute de relève chez les jeunes.

Dans le deuxième scénario, la population vit à la campagne mais travaille en ville, comme on le constate déjà en région parisienne. L'agriculture de qualité survit, puisque les consommateurs recherchent « des espaces de vie qui ont gardé un certain cachet du point de vue des paysages, des modes de vie et des produits » c'est-à-dire bio ou AOC, selon l'Inra.

PACA : le modèle asiatique

En Provence-Alpes-Côte d'Azur, l'Inra prévoit un changement radical, lié à l'augmentation du prix du pétrole qui va limiter les déplacements de la population. Dans ce contexte, les villes vont s'étaler en hauteur dans un souci d'économie des frais de transport. S'y développe une agriculture intra-urbaine, avec des fermes et des élevages à Marseille, Aix ou Avignon, à l'image de l'Asie.

Quatrième scénario: une ville moyenne tous les 30 à 40 km proposant des services complets. En 2030, la Manche sera ainsi un département consolidé autour d'un réseau de petites villes et de bourgs et une population stable depuis 2000. Côté agriculture, c'est le royaume des coopératives agroalimentaires, structurées autour de filières, présentes sur un marché mondialisé.

Publié par SC

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