Installation avec DJA (suite) : Huit ans d'installation de jeunes agriculteurs en Limagne Sud

Bénédicte Boissier et Lionnel Genestier

Installation avec DJA (suite) : Huit ans d'installation de jeunes agriculteurs en Limagne Sud

Ils ont choisi d'être agriculteurs. Face à l'évolution constante de leur métier, en société, en individuel, ils contribuent à faire vivre l'agriculture. Témoignages...

Demander et obtenir des quotas laitiers

Sébastien Anglaret d'origine agricole, s'est installé à Vodable en individuel à la fin de ses études.
Début 2002 Sébastien a réalisé son souhait : devenir exploitant agricole. « J'ai toujours voulu m'installer. J'ai cherché à reprendre une exploitation dès que je suis sorti des études. » En effet il ne pouvait s'associer avec Françoise sa mère, qui exploite un poulailler sur 4 ha. Une activité insuffisante pour dégager des revenus décents pour deux.

Sébastien Anglaret travaille à faire évoluer son exploitation.

Sébastien Anglaret travaille à faire évoluer son exploitation.

Lait et viande

Grâce au répertoire départemental à l'installation(RDI) de l'Adasea, il a trouvé une exploitation de 40 ha qui faisait de l'engraissement de veau et du lait.
« Mon objectif alors ? Construire un bâtiment et produire davantage de lait car je partais d'un quota faible. » Il a donc demandé des quotas, a réussi à en obtenir, « mais en faisant des pieds et des mains ! Cela n'a pas été facile… »
Sébastien cultive aujourd'hui sur 60 ha dont une partie en prairie : du blé, du triticale, du maïs. Il élève un troupeau d'une quinzaine de Montbéliardes et 25 vaches de race limousine, produit des broutards qui partent sur l'Italie.
Après un BTS en alternance en production animale, il a suivi la filière à l'installation, effectué son stage 6 mois en élevage allaitant, travaillé 2 mois au service de remplacement.
Installé à 21 ans et demi, avec donc un bagage suffisant, il explique avec le recul que « sans doute 5 ans plus tard, je n'aurais pas agi tout à fait de la même façon. Un troupeau mixte, ajouté aux cultures et au poulailler représente en effet une grande charge de travail quand on travaille seul. Je ne m'en rendais pas vraiment compte plus jeune. » Une raison pour laquelle Sébastien envisage une évolution de son exploitation.

Source Chambre d« Agriculture du Puy-de-Dôme

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