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L’AG de JA 44, à Fay-de-Bretagne mercredi soir, a aussi été l’occasion de remercier les anciens JA (plus de 35 ans) pour leur investissement au quotidien sur les différents dossiers dont ils avaient la charge.
10/02/12
Loire-Atlantique - Actualités générales
Réunis en assemblée générale, mercredi soir, à Fay-de-Bretagne,150 jeunes ont débattu des défis qui attendent les jeunes installés dans les années à venir.
Nouveaux constats, nouveaux défis pour l’installation avec toujours un leitmotiv sur des installations viables, vivables et transmissibles, tel reste le créneau de JA 44. « En mettant toujours le jeune au cœur de son projet et en créant du lien entre OPA » insiste François Guyot, à la barre de l’assemblée générale de JA, mercredi soir à Fay-de-Bretagne. Le constat est bien sûr partagé par le secrétaire général de la structure nationale, Christophe Chambon, du Doubs, invité de la soirée. « 95 % des JA sont encore installés 10 ans après » rappelle l’éleveur de Franche-Comté, « les aides investies sont donc utiles ». Des aides qui viennent de l’État, des collectivités, et qui demain seront, pour JA, rassemblées dans un seul paquet. « Les aides à l’installation sont donc justifiées et utiles, mais derrière il nous faut aussi des filières rémunératrices et organisées ».
Pour illustrer l’ensemble de ces convictions, trois rapporteurs du secteur d’Ancenis avaient donc la lourde charge de commenter le rapport d’orientation JA 44. En s’inspirant des chiffres du RGA. Et le constat est clair : aujourd’hui plus d’un quart des actifs a plus de 55 ans en Loire-Atlantique, deux départs sur trois sont compensés, ce qui place le département au-dessus de la moyenne nationale, avec des installations de plus en plus tardives en terme d’âge, un tiers se passant après 40 ans, 50 % sont non issues du milieu agricole et une installation sur trois est hors cadre familial. En face, des départs précoces existent. « Avec les outils impulsés par JA 44 depuis plusieurs années, dont la concrétisation repose sur la charte à l’installation notamment, JA veut relever les défis alimentaires, territoriaux et environnementaux. D’où l’importance de relever d’abord le défi des installations », expliquent tour à tour les rapporteurs Isabelle Salliot, Céline Moreau et Tony Luais. « Mais comment assurer ce renouvellement avec les a priori dont souffre l’agriculture », interrogent encore les rapporteurs qui fustigent ici médias et autres politiques éloignés des réalités de terrain. « Pour nous, être agriculteur, c’est être chef d’entreprise, indispensable à l’économie d’un territoire ! »
Pour parvenir au renouvellement des générations, JA 44 compte raviver les manuels scolaires de l’école primaire. « L’éducation nationale doit montrer l’image d’un agriculteur du 21e siècle, JA doit intervenir dans les écoles avec des outils adaptés ». Même punition en collèges et lycées en réalisant et présentant un film sur les multiples facettes du métier. Mais aussi, travailler les opérations « Demain je m’installe », avec la chambre d’agriculture. « Pour tout cela, le relais politique dans la promotion de la filière agricole est essentiel ». Mais installer de 7 à 77 ans, c’est aussi se soucier des cédants et des conditions de transmission. JA 44 propose de réaliser un audit sur les freins à l’installation, un état des lieux entre projets communaux et projets d’installation, élaborer une plaquette auprès des cédants pour donner les clés d’une transmission réussie. Autre projet, celui de l’élaboration d’une rente à terme permettant au jeune et au cédant de trouver ensemble un calendrier et un montant de reprise adapté. D’autres idées ont été émises également en matière de valorisation des associés restants qui accueillent un nouvel installé. Un catalogue de mesures concrètes, dans l’objectif de rendre, là aussi, des exploitations viables et vivables. « Les installations, du fait du profil des candidats, nécessitent une adaptation en permanence du parcours », explique le président de JA. François Guyot souhaite que le CPI, présidé par JA 44, s’empare de tous ces sujets. « Mettons en avant l’acte de production. Voilà comment nos élus devraient mettre en avant le métier d’agriculteur. Arrêtons de présenter l’image d’une agriculture archaïque. L’avenir passera par des installations. Non pas uniquement en nombre mais en qualité ». Un vrai programme politique !
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