Irrigation : Le conseil général veut poursuivre les réserves de substitution

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Le conseil général n'a pas déçu sur le sujet des réserves de « substitution » du sud Vendée, vendredi dernier à l'occasion de sa réunion publique décentralisée à Vix, dans le canton de Maillezais.

Les réserves de substitution sont « le produit de l'ingéniosité et du bon sens. Elle vont permettre de préserver la compétitivité d'une agriculture qui est l'une des toutes premières de Vendée, sur des terres qui sont parmi les meilleures de France », a présenté Philippe de Villiers en ouverture de la session du deuxième trimestre du conseil général. Session au cours de laquelle il doit voter une nouvelle autorisation de programme pour que le Syndicat mixte Vendée Sèvre Autise puisse terminer le programme des 10 réserves sur le bassin de l'Autise, dont les trois dernières sont en cours, celles du Mazeau, d'Oulme sud et de Saint-Martin-de-Fraigneau. Au total ce sont 3 millions de m3 d'eau au total qui pourront être stockés « pour permettre d'irriguer les cultures sans prélever d'eau dans le milieu naturel ». Surtout, le conseil général assure à présent qu'il poursuivra « d'une main ferme » ce programme sur les bassins des rivières Vendée et Lay, « afin que l'ensemble du marais soit concerné » et en appelle pour cela au soutien de l'Etat, de l'Agence de l'eau et de la région. Au passage, le président a salué « l'esprit de responsabilité dont font preuve dans le sud Vendée tous ceux qui oeuvrent pour assurer une gestion raisonnée de l'eau qui préserve à la fois le développement du territoire et un environnement tout à fait particulier ».
Jean Talineau, conseiller de Maillezais, Joël Sarlot, conseiller de L'Hermenault et Bruno Retailleau, vice-président du conseil général, ont ensuite pris la parole pour se féliciter de ces initiatives.

Des solutions nouvelles

Toujours au sujet de l'eau à propos de laquelle « nous savons que nous en manquerons dans une bonne partie de la Vendée, si nous ne mettons pas en place des solutions nouvelles, , Philippe de Villiers a informé que son projet de dessalement de l'eau de mer « se précise ». Ce projet consommerait beaucoup moins d'énergie qu'imaginé au départ, puisqu'au lieu de 8 kilowatts pour produire 1m3 d'eau, il ne faudrait, « grâce à l'utilisation des dernières avancées techniques sur l'osmose inversée, que 2 kilowatts ». Cette énergie serait, de plus, « fournie exclusivement par des sources renouvelables : l'énergie de la mer d'une part, notamment de la houle, et l'énergie du soleil, d'autre part. En été, lorsque la production solaire sera maximale, nous pourrons produire environ 20 000 m3 par jour, que nous pourrons augmenter jusqu'à 40 000 m3 en fonction de l'évolution des besoins »
Pour faire avancer ce « grand projet majeur pour l'avenir de la Vendée », le conseil général va s'entourer des compétences des spécialistes de l'eau - avec Vendée Eau ; et celles des spécialistes de l'énergie – avec le SYDEV – afin de créer un syndicat mixte pour la création d'une usine de dessalement en Vendée.

Eau potable : Echange autour de l'Auzance

Dans son intervention, Pierre Régnault, conseiller de l'opposition a abordé la question de l'alimentation en eau potable et a réaffirmé que pour lui, la « plus source d'eau de notre bassin et celle dont les ressources sont très largement suffisantes pour répondre aux besoins sont celles de la Loire ». Il a aussi reproché à la majorité d'avoir jusqu'à présent soutenu un projet unique : celui de la construction d'un barrage sur l'Auzance « barrage que nous ne refusions pas, même s'il ne nous semble pas le plus optimum du fait de son coût et surtout de sa fragilité. En effet, le chevelu des cours d'eau de la côte vendéenne est tellement ténu qu'il ne garantit pas qu'un barrage soit plein à la fin de chaque hiver (…) Or il semble que des positions évoluent : la profession agricole ne souhaite plus soutenir le barrage. S'agit-il d'une position diplomatique liée à l'évolution des porcheries, ou au contraire d'une position de fond et durable ? »

Loire : « Pourquoi pas »

Dans sa réponse Philippe de Villiers croit, lui, « comprendre que la profession agricole n'est pas fondamentalement opposée au barrage sur l'Auzance ». Quant à l'idée d'un raccordement à la Loire, il infléchit sa position par un « Pourquoi pas ?»

Consolidation des digues : 50 % à la charge de l'Etat

Le Premier ministre a informé Philippe de Villiers jeudi 17 juin que l'Etat va payer dans les jours qui viennent sa part pour les travaux réalisés en extrême urgence après la tempête. Une aide de l'Etat de 50 % sera accordée aux collectivités locales qui feront des travaux de consolidation avant les marées d'équinoxe, et un plan de « renforcement du trait de côte à long terme » sera présenté en conseil des ministres en juillet prochain.

Source vendee agricole

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