Jean-Michel Lemétayer : Les propositions de la Commission vont dans le bon sens»

SC

Les propositions de la Commission européenne pour la réforme de la politique agricole commune « vont dans le bon sens », estime Jean-Michel Lemétayer, président de la Fnsea.

«Les orientations de ce document vont dans le bon sens», a dit le président de la Fédération nationale des exploitants agricoles lors d'une conférence de presse. «Il y a deux ans, beaucoup ne donnait pas cher de la PAC mais la situation de crise, la volatilité des prix, et le travail syndical font qu'aujourd'hui nous avons un document qui a l'ambition de conforter une politique agricole européenne», a-t-il relevé.

Le président souligne notamment que la Fnsea partage les trois objectifs définis par la Commission : une production alimentaire viable ; une gestion durable des ressources naturelles et l'action en faveur du climat ; et le maintien d'un équilibre territorial et de la diversité des zones rurales. Il se félicite également que le projet de réforme confirme le maintient des deux piliers, la possibilité de recouplage et la volonté de produire sur l'ensemble des territoires. «Cette PAC permettra aux États-Membres de soutenir tel ou tel type d'activité qui en a plus besoin, comme ce fut le cas dans le cadre du bilan de santé» explique-t-il.


« Les paysans crèvent de suradministration »

La Fnsea déclare également ne pas être «gênée» par la perspective d'un plafonnement des subventions liées à la surface, ce qui n'est pas le cas de son homologue allemand, l'Allemagne abritant beaucoup de grosses exploitations concernées par cette mesure.

Toutefois, Jean-Michel Lemétayer déplore que le document n'apporte aucun «élément de réponse sur la régulation des marchés et la volatilité des prix».
Il craint par ailleurs que le « verdissement de la PAC » ne se traduise par une surcharge de contraintes et un «empilement de paperasses à remplir».

« Les paysans crèvent de suradministration, autant ils peuvent montrer leur bonne volonté environnementale, autant cela ne peut avoir pour conséquence une suradministration». Pour le versement des aides PAc, «nous ne voulons pas de conditions supplémentaires au delà de la conditionnalité», précise également le président.

Enfin, il estime que «cette future politique agricole n'a de sens que si elle est accompagnée d'un réel engagement budgétaire et d'une extrême fermeté dans les négociations à l'OMC ou bilatérales » (type Mercosur).

Publié par SC

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier