Jeunes agriculteurs : Des clés de lecture uniques de la géopolitique agricole

P. OlIVIERI

Le syndicat propose une seconde édition annuelle de sa formation “Devenir acteur en milieu rural”.

Les vaches ? Stéphane Lacoste en voit tous les jours sur l'exploitation familiale. Alors, plutôt qu'un énième stage en élevage il décide en septembre dernier, dans le cadre de son parcours à l'installation, de s'inscrire à la formation “Devenir acteur en milieu rural” proposée par les Jeunes agriculteurs. Quatre semaines sur les hauteurs de Thiézac, à Trielle, à la découverte de l'environnement agricole et rural qui les entoure mais aussi des sphères décisionnelles tant professionnelles que politiques à Paris et Bruxelles. “C'est vraiment un lieu d'échanges sans tabou y compris au niveau européen où les gens étaient très attentifs à nos discussions. On a pu aussi construire notre propre vision des organisations professionnelles agricoles et nous rendre compte qu'il fallait vraiment que les jeunes s'y investissent”, témoigne celui qui, à 29 ans, préside les Jeunes agriculteurs du canton de Maurs. Un canton qui accueillera à partir du 25 janvier au centre de la Châtaigneraie une nouvelle session de la formation qui comptera désormais deux éditions annuelles. “Jusqu'à présent, la formation se déroulait à l'automne, explique Jean-François Navarro, responsable de la formation aux JA. Mais depuis la mise en oeuvre du nouveau parcours à l'installation, on a été un peu victime de notre succès. On a donc souhaité doubler la formation pour donner la chance à un plus grand nombre de jeunes - notamment ceux qui viennent de sortir du lycée - de la suivre avant leur installation”. Avec la possibilité d'anticiper la réalisation du stage avant même l'entrée dans la procédure d'installation, c'est-à-dire la réalisation du 3P, parcours de professionnalisation personnalisé. Et pour échapper à des conditions d'accès parfois compliquées en hiver au centre de Trielle, les JA ont donc souhaité délocaliser l'édition de début d'année sur Maurs, histoire également d'attirer des jeunes du Sud Cantal.

Dans les coulisses des sphères décisionnelles

Encadrée par l'Ifocap et les Jeunes agriculteurs, cette formation comporte de plus un module communication très apprécié de Stéphane Lacoste : “Cela m'a permis d'être plus à l'aise dans l'animation de réunions, dans des entretiens ou des débats”, atteste le jeune homme. Lequel souligne en outre tout l'intérêt de la semaine passée à Paris (avec visite de l'Assemblée nationale, rencontre de responsables agricoles nationaux...) et à Bruxelles (Parlement et Commission européens) : “Aujourd'hui, c'est là que les décisions concernant notre avenir se prennent, c'est donc très enrichissant de voir comment ça se passe là-haut”. Pour lui, comme pour Jean-François Navarro qui fut aussi jadis un des stagiaires de la formation, les futurs agriculteurs cantaliens ont tout à gagner à tenter l'aventure, d'autant qu'il reste encore quelques places pour fin janvier.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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