Jeunes Agriculteurs : diversifier les financements à l’installation

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Jeunes Agriculteurs : diversifier les financements à l’installation
L'installation hors cadre familial représente aujourd’hui 25% des installations aidées. (DR)

Les Jeunes Agriculteurs (JA) militent pour un financement diversifié et personnalisé de l’installation en agriculture. Leur objectif : offrir une palette de solutions financières sous forme de «briques» pour que le porteur de projet puisse construire son «mur bancaire».

Dans le cadre des Assises de l’Installation, organisées par le ministère de l’Agriculture, le syndicat des Jeunes Agriculteurs réclame une personnalisation plus poussée des financements pour répondre aux nouvelles situations des futurs installés. Les Jeunes veulent notamment que soit mieux pris en compte l’installation hors cadre familial qui représente aujourd’hui 25% des installations aidées. L’objectif est d’offrir une palette de financements sous forme de «briques » pour que le porteur de projet puisse construire son « mur bancaire », expliquent-ils. Quatre modes de financements différents suivant les profils et projets ont été répertoriés : le cautionnement, la trésorerie, l’épargne à effet levier ou les prêts bonifiés.

Ils proposent notamment que l’installation hors cadre familial soit pensée par le biais du cautionnement car ces porteurs de projet ne bénéficient pas d’un soutien financier familial et doivent reprendre en général l’intégralité d’une exploitation. Autre exemple cité : le système actuel d’accompagnement financier qui incite à investir dès les 5 premières années d’installation. Or, un chef d’entreprise peut avoir un projet qui évolue à plus long terme, c’est pourquoi JA préconise la mise en place d’une épargne à effet levier pour réinvestir 10 ans après son installation.

Impliquer les coopératives, les collectivités

S’ils  souhaitent conserver les aides de l’Etat existantes, les jeunes  réclament  l’implication d’autres acteurs professionnels  (coopératives, organisation de producteurs…) et des collectivités qui «doivent s’investir dans le renouvellement des générations pour maintenir de la dynamique sur leur territoire».

Ces aides seraient versées en complément  pour couvrir l’ensemble des projets et des publics (hors cadre familiaux, plus de 40 ans, filières en déclin…). «La relève agricole est un enjeu pour le développement des territoires, c’est pour cela que l’Etat, les collectivités, les acteurs des filières doivent œuvrer pour, ensemble, installer demain», concluent-ils.

Le premier comité de pilotage national des Assises de l’Installation a eu lieu le 15 novembre 2012 avec la participation de tous les acteurs intéressés. Ces assises  ont pour objectif d’améliorer la politique d’installation en optimisant les dispositifs d’aide existants, en améliorant le parcours proposé à ceux qui souhaitent s’installer et et en faisant le lien avec la question de l’accès au foncier. « Il s’agira de répondre à l’enjeu de l’installation dans toute la diversité de l’agriculture française, en favorisant l’accès au métier d’agriculteur partout où une demande existe » explique le Ministère.

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