José Manuel Barroso : L'UE doit continuer à financer l'aide alimentaire aux plus pauvres

José Manuel Barroso : L'UE doit continuer à financer l'aide alimentaire aux plus pauvres

Les banques alimentaires doivent pouvoir continuer à puiser dans les excédents de la politique agricole européenne, plaide le président de la Commission européenne, alors que plusieurs États membres rechignent à préserver ce système.

« Alors même que nous avons davantage de pauvreté en Europe, ce serait un scandale que l'UE supprime, comme certains le voudraient, des programmes de lutte contre la pauvreté », a déclaré M. Barroso lors d'une visite dans un entrepôt de la Banque alimentaire à Strasbourg, en marge de la session plénière du Parlement européen.

« Je ne suis pas d'accord avec ceux qui affirment qu'il s'agit seulement d'une compétence des Etats. L'Europe doit aussi avoir une action sociale. Si on peut, au niveau européen, donner un appui supplémentaire aux plus démunis, il faut le faire », a ajouté le président de l'exécutif européen.

500 millions d'euros par an

José Manuel Barroso faisait allusion à l'avenir du Programme européen d'aide aux plus démunis (PEAD), mis en place en 1987 par son prédécesseur Jacques Delors, suite à l'appel de l'humoriste français Coluche pour « donner à manger à tous ceux qui ont faim ».

Dans le cadre de ce programme - qui « pèse » 500 millions d'euros -, l'UE fait don aux banques alimentaires des denrées excédentaires qu'elle rachète sur les marchés agricoles pour réguler les prix. Ce système fournit plus de la moitié des denrées distribuées aux plus démunis par les quelque 240 banques alimentaires européennes.

En septembre, la Commission, soutenue par le Parlement européen, a proposé aux 27 de maintenir en l'état le système actuel dans la future politique agricole commune en cours de discussion, et qui doit entrer en vigueur en 2013. Mais plusieurs États membres - notamment l'Allemagne, le Royaume-Uni et les pays scandinaves - sont réticents, estimant que l'aide aux démunis relève des politiques sociales, et non pas agricoles, et que ce dossier relève de la compétence des États.

Source d'après AFP

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