Journée génisses : Parce qu'elles le valent bien

P. Olivieri

Une centaine de producteurs a pu appréhender les différents volets de l'élevage de génisses.

Le soleil radieux donnant des airs d'été indien à ce mercredi 27 octobre laissait craindre le pire aux organisateurs de cette journée départementale sur l'élevage de génisses. Il n'en fut rien : les producteurs de lait cantaliens font toujours preuve de curiosité et d'intérêt pour des démarches susceptibles d'améliorer leurs performances technico-économiques sur un atelier stratégique de l'exploitation. D'ailleurs, après une matinée théorique en salle où ils ont eu la chance d'écouter le référent national en la matière, Philippe Brunschwig, chef de projet à l'Institut de l'élevage, la centaine de producteurs présents, dont certains venus de la Planèze, n'a pas hésité à multiplier les questions à l'occasion des ateliers thématiques.

Un tour de poitrine révélateur

Sur des aspects parfois très précis comme la meilleure façon de mesurer le tour de poitrine des génisses pour en estimer le poids. Et en la matière, Philippe Brunschwig préconise surtout de se tenir toujours à la même méthode, quelle que soit la personne amenée à réaliser cette mesure. Ces centimètres de tour de poitrine permettent avant tout de situer la croissance des animaux d'un lot par rapport à une plage de références établies pour chaque race selon l'âge des animaux et de tracer la courbe de croissance. Ainsi, les mesures effectuées quelques jours auparavant sur un lot de velles âgées de six à huit mois du Gaec de Lamothe à Calvinet, qui accueillait la journée, ont montré certes une homogénéité au sein du lot mais des résultats inférieurs de dix centimètres à la grille de référence. Une situation que pourrait expliquer le choix préférentiel de taureaux à vêlage facile -donc donnant des veaux de moindre gabarit - pour inséminer les mères de ces veaux, toutes des génisses. “Ces animaux pourraient effectivement être plus développés mais leur poids ne m'inquiète pas”, réagissait le chef de projet de l'Institut, qui ne remettait pas non plus en cause l'alimentation post-sevrage privilégiée par les éleveurs : de l'aliment fermier composé de deux tiers de céréales broyées et d'un tiers de complément azoté (trois kilos maximum) et du foin à volonté. L'occasion pour
P. Brunschwig de conforter aussi François et Julien Lissac dans leur pratique de ne plus donner du concentré une fois les génisses inséminées et au pâturage. Quant au traitement contre les strongles (digestifs et respiratoires), l'intervenant préconisait de le raisonner au cas par cas, selon le type de pâturage (idem pour la douve d'ailleurs) : “Si vous sortez à six mois un lot de petites génisses sur des parcelles saines qui vont être paturées sur mai, juin et début juillet, on peut faire un traitement préventif au moment où on introduit les repousses et à la sortie définitive du pâturage”.

 

De la taille des cases à l'allaitement

Quelques dizaines de mètres plus loin, dans une immense grange traditionnelle, Laurent Sallard, responsable du service bâtiment de la Chambre d'agriculture, expliquait comment aménager une nurserie. Avec une règle d'or : éviter les écarts de température et les courants d'air (voir ci-contre). Tandis que dans un autre bâtiment, trois méthodes d'allaitement des velles étaient présentées : le Dal (distributeur automatique de lait) avec le témoignage de l'EURL Loubière et l'intervention de la société Agid (fabriquant) ; le lait yogourt avec Franck Terrieu, technicien au Contrôle laitier et l'allaitement au colostrum stocké, refroidi et acidifié en vigueur au Gaec de Lamothe (voir l'Union du 23 octobre). Une présentation de matériels (niches à veaux, écorneurs...) était également proposée par GDS 15 Services et la société Kerbl.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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