L'enseignement agricole en concertation

MB

L'enseignement agricole en concertation

Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture et Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale, ont ouvert vendredi 29 mars la concertation pour l’avenir de l’enseignement agricole.

C’est au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) à Paris que les deux ministres ont ouvert vendredi dernier la concertation pour l’avenir de l’enseignement agricole. Présidée par Henri Nallet, cette concertation a été l’occasion de réunir l’ensemble des acteurs des filières concernées afin d’envisager les enjeux de l’enseignement agricole, ainsi que sa place dans la loi d’avenir pour l’agriculture et son rôle pour l’avenir de l’agro-écologie.

Deuxième réseau du système éducatif français, l’enseignement agricole accueille près de 400.000 apprenants, jeunes et adultes constituant ainsi un levier important en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes. Son ancrage dans les territoires lui permet d’adapter ses enseignements aux évolutions de l’agriculture tout en s’inscrivant au cœur du projet agro-écologique porté par Stéphane Le Foll.

L’enseignement agricole, modèle pour l’éducation nationale ?

La concertation a été ouverte par Stéphane le Foll qui a montré que l’enseignement agricole est un outil pour «affronter la mutation en cours et permettre aux jeunes de relever les défis environnementaux et alimentaires ». Vincent Peillon a poursuivi en présentant l’enseignement comme un modèle à suivre pour l’éducation nationale. Pour le ministre, « il y a beaucoup à apprendre de l’enseignement agricole » auquel il a manifesté « son respect et sa considération ». Le fort taux d'insertion professionnelle de ses élèves (90%) alors qu'un quart des jeunes reste au chômage et que seulement 2% des élèves de l'enseignement agricole sont des enfants d'agriculteurs est un des points qui font la force de cet enseignement. Vincent Peillon a également insisté sur l’utilité de la présence des professionnels dans les établissements agricoles. De plus, alors que 60% des élèves sont internes, le ministre réfléchi à « l'internat pour  tous » par opposition aux internats d'excellence.

Une concertation autour de quatre chantiers

Quatre chantiers porteront cette concertation. Le premier, qui s’articulera autour de la promotion sociale et la réussite scolaire, pose diverses questions telles que comment diversifier le recrutement dans l'enseignement supérieur ou comment développer les pédagogies différenciées et l'innovation pédagogique ? De son côté, le défi agro-écologique met l’accent sur l'utilisation des exploitations agricoles dans les établissements : promotion conjointe, formation professionnelle, l'éducation citoyenne et formation des enseignants. Le troisième chantier est consacré à l'ouverture internationale, l'Europe et la mobilité des jeunes et aborde la question de l'éducation à la solidarité internationale, aux langues vivantes ainsi que celle de la mobilité des apprenants. Enfin, le dernier tournera autour de la formation des enseignants et s’intéressera à la question de la formation spécifique à l'enseignement agricole dans le cadre des ESPE.

Publié par MB

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