L’enseignement agricole fait sa rentrée, sous le signe de l'agroécologie

MB

L’enseignement agricole fait sa rentrée, sous le signe de l'agroécologie

Comme tous les débuts de mois de septembre, c’est la rentrée scolaire ! Avec 450 000 élèves, apprentis et étudiants du CAP à l’enseignement supérieur, la filière agricole se prépare cette année encore à une rentrée 100% nature.

La FNSEA réservée sur l'enseignement de l'agroécologie

La FNSEA fait part dans un communiqué de sa réserve s'agissant de l'enseignement de l'agroécologie en école d'agriculture, sujet qui tient particulièrement à cœur au ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll. "La FNSEA exprime sa satisfaction quant à la démarche qui consiste à faire évoluer les pratiques de formation au regard de la nécessaire évolution de l'agriculture. Elle tient cependant à rappeler qu'il est fondamental que, tout en respectant l'environnement et la préservation des ressources, le travail de l'agriculteur reste économiquement viable", écrit le syndicat.

"L'agriculture française est d'une grande diversité, c'est là une richesse qu'il convient de préserver. (...). Aussi, les exploitations qui servent de support pédagogique doivent permettre aux jeunes d'accéder aux différents modes de production, sans exclusion", poursuit-elle.

L’année 2013 a enregistré de très bons résultats pour l’enseignement agricole. Avec 84 361 candidats présentés aux examens et 68 677 reçus, elle a augmenté son nombre de diplômés de 9 700 par rapport à l’an passé. L’insertion professionnelle n’est pas en reste, puisqu’en 2012, le taux net d’emploi à 33 mois a été de 85,6 % pour l’enseignement technique agricole.  Ce succès est notamment dû à la place offerte aux professionnels dans la formation et dans la vie des établissements. Notons également que l’intégration de ces établissements dans leur territoire et leur bassin d’emploi se présente comme un facteur de réussite supplémentaire.

Une rentrée sous le signe de l'agroécologie

Du 29 mars au 16 mai dernier a eu lieu la concertation pour l’avenir de l’enseignement agricole, demandée par Stéphane le Foll et menée par Henri Nallet. Cette réflexion a permis de dégager des grands axes afin de renforcer les atouts de l’enseignement agricole. Parmi eux, l’amélioration de  la réussite scolaire et de l’insertion professionnelle des jeunes ou la consolidation des relations entre l’enseignement technique, le supérieur, la recherche et le développement. Les exploitations agricoles, composantes des établissements, devraient également pouvoir jouer leur rôle au cœur du projet d’établissement et de l’animation du territoire. Enfin, l’enseignement agricole devrait continuer de se mobiliser pour la lutte contre le décrochage scolaire et celle de l’égalité entre filles et garçons.

L’enseignement agricole a à cœur de s’impliquer dans la démarche agro-écologique « Produire autrement », en expérimentant une agriculture compétitive et respectueuse de l’environnement, et en ouvrant les jeunes à la culture européenne et internationale. Stéphane Le Foll a fait de l'agroécologie son grand projet. Il s'agit pour lui de pouvoir conjuguer la performance économique à la performance écologique sur les exploitations. Et pour changer les pratiques, il a engagé une grande réforme de l'enseignement agricole afin de "verdir" les cours. Toutes les exploitations agricoles adossées à des lycées devront notamment se convertir à l'agroécologie d'ici cinq ans.

A l'occasion de la rentrée, le ministre est en déplacement mardi dans un lycée agricole de Vendée pour la rentrée scolaire.

Source Ministère de l'Agriculture

Publié par MB

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Commentaires 16

ecolobobo

mais bon quand on a une majorité d'agriculteur qui vote fnsea ( avec un fort taux d'abstention) et quipensent comme on leur a appris a penser , rien d'etonnant
j'ai lu encore un discours de ja qui aurait pu etre un copier coller d'un discours des années 90, sur nourrir le monde , l'industrialisation agricole, sur un fond aigri
mais bon quand on sort 17000 euros /mois comme a provins l'an dernier et frequemment 7-8000 euros /mois ces personnes n'ont pas interet a ce que ca change ( que ce soit la beauce, la picardie, l'oise, le nord....) les nantis de l'agriculture , les "saigneurs" de la terre sont au mannette , d'ailleurs ils seront peu impacté par les changements de la pac , la surprime au 50ha penalisera les agri en zone intermediair faisant 55-65qx qui ont besoin de plus de surfaces pour avoir un revenu juste decent

ecolobobo

@geo j'ai pas dit que c'etait ma definition et ma maniere d'etiqueter les gens .... c'est ce que j'imagine etre une partie de la definition ....ca doit j'imagine rassembler aussi pas mal de rancoeur agricole et sans doute bien d'autres choses

asbin

pour etre tranquille avec les association ecolo notre ministre a embrayé sur ce theme ... decidemmment l'ecologie a du bon pour les hommes politiques: ne plus rien faire par principe de precaution , que ce soit nettoyer les rivieres (faut des etudes préliminaires avec rapport sur les conséquences sociétales ..si si ) ou developper l'economis (forcemment il y a des risques pour l'environnement.. ) contentons nous d'importer de chine ou d'ailleurs et enseignons a nos enfants les vertus des "commissions d'enquetes" et autres" etudes d'impact" préalables ....

Lucho

@ @lucho, tout à fait d'accord pour avoir le Bac il suffit de savoir écrire,c'est pour ça que j'ai continué en BTS. Les stages de BTS PA ne servent pas a apprendre pour un métier mais de support pour un rapport de stage qui doit être basé sur des statistiques. Pour moi c'est ça le gros problême les stages de mise en relation avec les métiers ne servent à rien.
Après comme tu dis la meilleure formation c'est la terrain et la pratique

geo

@Ecolo bobo: Tout d'abord je vous remercie pour être le 1er à nous livrer une définition de ce concept spécifique à ce forum. Si je résume, vous employez le terme d'"écolo-bobo" simplement pour désigner une personne qui réalise l'engrenage dans lequel est pris l'agriculteur mais qui dans le même temps ignorerait les réalités du terrain...un peu contradictoire non?
Si tous les utilisateurs acceptent votre définition du concept, c'est bien ce que je pensais: je suis loin de faire partie de cette catégorie, comme sans doute la plupart des personnes que vous étiquetez ainsi...
Ma question: comment nommez-vous quelqu'un qui a compris que l'agriculteur conventionnel n'est qu'un tout petit maillon d'une chaîne, qui essaie de proposer des alternatives au système et de remettre à plat certaines idées reçues mais qui dans le même temps ne fait pas partie de la classe moyenne supérieure et a grandi sur une exploitation familiale de type conventionnel sur laquelle il passe encore du temps dès qu'il le peut pour aider ses parents??

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