L'injustice des “DPU installation” bientôt réparée

PATRICIA OLIVIERI

Gain de cause pour les JA du Cantal sur une aberration administrative.

Les jeunes syndicalistes cantaliens n'avaient pas manqué de rappeler il y a quelques semaines seulement à Joël Clergues, administrateur national des Jeunes agriculteurs invité à leur congrès, leur revendication en faveur du règlement de l'injustice dont ont été victime une soixantaine de jeunes éleveurs cantaliens dont le projet d'installation a été validé en CDOA (commission départementale d'orientation agricole) et a été réalisé entre le 16 mai 2008 et le 15 mai 2010.

Le risque d'un manque à gagner pérenne

“Depuis un an, nous montons au créneau sur le fait que ces jeunes qui avaient construit leur étude économique sur la base des soutiens revalorisés du bilan de santé de la Pac ont au final été lésés en étant attributaires que d'une revalorisation forfaitaire unique de leur DPU (droits à paiement unique) de 65 euros”, explique Nicolas Cussac, président des JA du Cantal, qui a dû déployer avec son équipe pas mal d'énergie pour faire entendre à sa structure nationale et au ministère de l'Agriculture l'aberration d'une telle disposition qui a affecté tout particulièrement les jeunes exploitants cantaliens.
Très concrètement, certains nouveaux installés ont ainsi pu déplorer un manque à gagner annuel sur leurs soutiens de plusieurs milliers d'euros en comparaison de l'effet redistributif attendu du bilan de santé de la Pac(1). Une situation qui aurait pu être d'autant plus préjudiciable que le montant individuel des DPU est fixé de façon quasi définitive.
La détermination cantalienne relayée par les JA du Massif central a fini par être payante puisque les pouvoirs publics viennent de débloquer une enveloppe de 110 000 euros qui viendra abonder la réserve départementale traditionnelle de DPU destinée à conforter les installations de l'année écoulée. Et même s'il n'est pas possible d'orienter spécifiquement cette dotation complémentaire vers les seuls dossiers d'installation concernés, “ils devraient quand même en être les bénéficiaires puisqu'il y aura un rattrapage des exploitants dont le montant des DPU est inférieur à la moyenne départementale, ce qui est leur cas”, précise Nicolas Cussac.
Le syndicat invite les jeunes agriculteurs concernés à retourner avant le 15 juin à la DDT les imprimés que cette dernière leur a adressés et recommande en cas de doute de contacter la DDT pour tout renseignement.

(1) Du fait du soutien économique à l'herbe notamment.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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