L'Onu se mobilise contre les parasites alimentaires

Trichinella spiralis

Les Nations unies travaillent à l'élaboration de nouvelles normes pour le commerce alimentaire mondial afin d'aider les pays à contrôler la présence de parasites affectant la santé de millions de personnes, annonce mardi la FAO.

Dans un communiqué, l'Organisation des Nations Unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) publie également la liste de dix parasites considérés comme "les plus nuisibles à l'échelle mondiale", principalement des vers et des ténias, susceptibles de provoquer épilepsie, choc anaphylactique ou dysenterie amibienne. "Certains parasites peuvent vivre des années dans notre corps", prévient la FAO qui travaille à de nouvelles normes avec l'Organisation mondiale de la santé. Mais "en dépit des énormes coûts sociaux et des impacts mondiaux, on manque généralement d'informations sur l'origine de ces parasites, la manière dont ils vivent dans l'organisme, et surtout, dont ils nous rendent malades", explique-t-elle. En Asie et en Afrique notamment, il n'existe pratiquement aucune donnée sur la prévalence des parasites.  Les deux organisations ont lancé un appel mondial à l'information au terme duquel elles ont dressé une liste initiale de 93 parasites, ensuite "restreinte aux 24 parasites les plus nuisibles", en fonction des maladies qu'ils déclenchent, de leur répartition, de leur morbidité et de l'impact économique.

Une liste de parasites prioritaires 

Le travail se poursuit avec l'élaboration de nouvelles directives de lutte contre ces parasites, poursuit la FAO, "permettant d'aider les pays à contrôler la présence de ces parasites dans la chaîne alimentaire". Pour Renata Clarke, responsable de la sécurité sanitaire et de la qualité des aliments à la FAO, "au vu des problèmes qu'ils causent, ces parasites ne reçoivent pas l'attention qu'ils méritent". Aussi, espère-t-elle que la publication d'une première liste de dix parasites permettra de sensibiliser davantage les autorités et le grand public. Les dix parasites ciblés en priorité sont: Taenia solium, dans la viande de porc; Echinococcus granulosus (ver hydatide) et Echinococcus multilocularis (type de ténia) dans les produits frais; Toxoplasma gondii (protozoaire) dans la viande (petits ruminants, porc, boeuf, gibier); Cryptosporidium spp. (protozoaire) dans les produits frais, jus de fruits et lait; Entamoeba histolytica (protozoaire) dans les produits frais; Trichinella spiralis (ténia du porc) dans la viande de porc; Opisthorchiidae (vers plats) dans le poisson d'eau douce; Ascaris spp.(vers ronds) dans les produits frais; et Trypanosoma cruzi (protozoaire) dans les jus de fruits.

Source avec AFP

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier