"La France dispose de services vétérinaires tout à fait efficaces" (Dr Monique Eloit, OIE)

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"La France dispose de services vétérinaires tout à fait efficaces" (Dr Monique Eloit, OIE)

Dr Monique Eloit, directrice générale adjointe de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE).

Comment expliquer la résurgence de la FCo en France ?

C’est une maladie vectorielle, c’est-à-dire qu’il y a un hôte intermédiaire. Dans le cas de la FCO, un moucheron piqueur qui assure la transmission de la maladie entre les animaux. Il n’est donc pas exclu que ce moucheron continue à véhiculer la maladie notamment chez les animaux de la faune sauvage à petit bruit et donc, qu’il y ait des résurgences. Cela n’est donc pas étonnant que cela puisse arriver en France, même si c’est regrettable.

Quel rôle joue l’oie dans la gestion de cette épizootie ?

L’OIE n’a pas de rôle direct dans la gestion des crises. Nous intervenons en appui des pays membres qui le souhaitent, mais ce sont les autorités qui in fi ne gèrent les crises, a fortiori dans les pays développés. C’est pourquoi nous sommes très engagés dans des programmes pour aider les pays qui le souhaitent à structurer leurs services vétérinaires, à mettre en place la structure d’une bonne gouvernance sanitaire afin qu’ils puissent gérer les crises auxquels ils peuvent être confrontés. La France dispose de services vétérinaires tout à fait efficaces donc n’a pas besoin de l’aide de l’OIE pour cela. Nous avons en revanche mandat pour diffuser l’information sanitaire relative à cet épisode à tous les pays membres de l’OIE, sur la base des déclarations faites par la France.

La FCo peut-elle avoir des conséquences sur les échanges ?

Elle peut, elle a et aura des conséquences sur les échanges commerciaux le temps que la France mette en place son programme de vaccination. Et je sais que la France a décidé d’agir rapidement. Certains importateurs vont stopper momentanément leurs importations de
bovins vivants, notamment les broutards de la zone du Massif central. Mais l’élément positif par rapport à d’autres maladies, c’est qu’il existe un vaccin très efficace sous 8/10 jours, ce qui permet d’être optimiste pour une reprise prochaine des circuits commerciaux.

Source : JAMAG - n° 719 - octobre 2015

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