La présidence de 3A s'engage à toujours agir dans l'intérêt des producteurs

Renaud Saint-André

Le groupe coopératif 3A a renouvelé en avril son bureau. Thierry Lanuque est président ; le Cantalien Rémi Broncy est vice-président.

Élu président du groupe coopératif 3A, le 7 avril, le producteur de lait des Landes, Thierry Lanuque, s'est fixé pour objectif la rentabilité économique pour rémunérer au mieux les producteurs de lait et les salariés du groupe. Pas de révolution, assure-t-il, en évoquant la suite logique d'un travail sur la gouvernance démarré en 2009. Thierry Lanuque et son vice-président, le Cantalien Rémi Broncy, affichent une certaine sérénité vis-à-vis des banquiers et tiennent à rassurer les coopérateurs sur la santé financière du groupe : “La période difficile est derrière nous. L'endettement se réduit et depuis deux ans, nos résultats sont positifs”, soulignent-ils en rappelant les 7 millions de résultats dégagés l'an dernier. “La pérennité passe par la rentabilité. Il s'agit donc de donner les moyens au vaisseau amiral que constitue notre filière fromagère de réussir. Ce qui passe nécessairement par des restructurations et massification des outils industriels”, estime le président.

Développer la “culture économique”

“Dans une entreprise, pour rechercher la compétitivité maximale, il est nécessaire d'apporter un sang nouveau, capable de remettre en cause certaines pratiques qui, en tombant dans la routine, seraient défavorables”, justifie-t-il encore en faisant allusion aux remaniements opérés chez les cadres des différents sites. “Il s'agit de retrouver de la rationalité et de développer un objectif de culture économique qui n'était pas à la pointe de ce que l'on attendait dans notre filière LFO.” Le groupe sait aussi qu'il devra affronter la grande distribution pour aller chercher de la valeur ajoutée sur le marché. Il espère que l'ensemble des transformateurs puissent jouer en rang serré face à ce qui est qualifié de “bras de fer”. Ce qui devrait permettre, espèrent MM. Broncy et Lanuque, une “rémunération des producteurs dans la moyenne haute, assortie d'un système de ristourne et du reversement lié aux parts sociales” (+3 % cette année). “Et demain, si l'on constate un résultat positif récurrent, nous pourrons renvoyer des dividendes de nos filiales à nos sociétaires”, précise encore le président. Pour optimiser leurs outils, le groupe 3A compte poursuivre une politique de spécialisation. Dans ce cadre, l'unité de production du Malzieu et ses fromages de pays trouvent toute leur place, promet Thierry Lanuque. Il reste plus prudent sur le long terme : “Mais qui peut dire comment évoluerons les choses dans dix ou 15 ans ?”
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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