La reconnaissance des agricultrices passe par le respect de leur agenda

Rédaction Vendée agricole

Courrier des lecteurs de la Vendée Agricole.La journée départementale des agricultrices de Vendée (La vendée agricole du 7 décembre) suscite la réaction d’une agricultrice qui n’a pas pu y participer pour cause d’«agenda mal respecté».

« Je me permets de réagir au sujet de la journée agricultrices. Comme de nombreuses agricultrices, le thème de la journée m’a interpellé : des agricultrices qui oeuvrent pour le collectif. Pourtant, je ne me suis pas inscrite à la journée. Pourquoi ?

D’abord, je me suis dit « pourquoi pas? ». J’ai consulté mon agenda et celui de mon mari : réunion des responsables du canton. Je constate que deux autres cantons sont concernés. Je trouve bien dommage que ceux qui ont programmé ces réunions n’ont pas tenu compte de la journée agricultrices. Doit-on en déduire qu’il n’y ait aucune responsable féminine dans ces trois cantons ? Ou bien les responsables considèrent que leurs femmes ne sont pas censées quitter l’exploitation pour « aller bavarder entre copines », oh pardon, pour assister à une réunion pour améliorer la place des femmes en agriculture. Que ceux qui proclament haut et fort qu’ils souhaitent mieux reconnaître le travail des agricultrices commencent par respecter leur agenda. Quand monsieur et madame sont invités à une réunion, 9 fois sur 10, madame reste à la maison pour le cas où il y aurait des mises bas, des livraisons...

Alors, une fois de plus, le nombre d’agricultrices présentes aurait pu être largement supérieur. Mais ce qui compte, c’est que demain, lorsque les femmes ouvriront le courrier qui apportera une invitation à une assemblée générale ou à une simple réunion, elles oseront dire aux agriculteurs: « j’aimerais y participer, pour comprendre et donner mon avis ». Il faut qu’elles s’organisent, à 2 ou 3, c’est plus facile de pousser les portes. Si les agriculteurs sont réellement en faveur de la représentativité des femmes dans les organisations agricoles, ils devront faire des efforts pour écouter les femmes d’abord dans leur exploitation, puis dans les réunions. Avec mon mari, nous nous partageons les réunions, à chacun ses responsabilités.

Oui, je regrette de ne pas avoir pu partager cette journée avec celles qui ont osé se déplacer. Cependant, par ce courrier, je souhaite remercier les femmes qui ont pris des responsabilités et encourager celles qui hésitent à participer à des réunions exclusivement masculines ».

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier