Lactalis : “Il y a des emplois d’avenir dans l’industrie”

C.Jahnich/APAP

Lactalis : “Il y a des emplois d’avenir dans l’industrie”
Avec le directeur Didier Larroucau, les collégiens ont découvert les différents métiers de la fromagerie Lactalis à Riom-ès-Montagnes. - C.Jahnich/APAP

Dans le cadre de la Semaine de l’industrie, des collégiens de Pleaux et d’Ydes ont visité mercredi 1er avril l’usine de fabrication Lactalis de Riom-ès-Montagnes.

Mercredi 1er avril dans les couloirs de l’usine Lactalis de Riom-ès-Montagnes, les ados ont été priés de cesser de traîner des pieds. D’une part pour avoir le temps - en une petite heure - de parcourir les différentes salles de fabrication, d’affinage et de conditionnement de cette entreprise de 20 000 m2 qui emploie 190 salariés et produit 6 500 tonnes de fromages par an. D’autre part, pour éviter de bousiller les sur-chaussures dans la mousse désinfectante répandue au sol en prévision de cette visite organisée par la CCI du Cantal dans le cadre de la Semaine de l’industrie. “L’objectif de cet évènement national est de faire découvrir aux jeunes les industries qui existent sur le territoire et les débouchés possibles, explique Bernard Villaret, premier vice-président de la chambre consulaire. C’est une aide à leur orientation, en même temps que cela permet, dans un pays plutôt rural, de montrer qu’il peut y avoir de l’innovation, de la technicité et de la modernité...”

 

Aide à l’orientation

 

En  amont  de  leur  sortie,   les 32 collégiens de Pleaux  et Ydes ont préparé le terrain : ils ont répondu à un questionnaire et devront rédiger une fiche de présentation de l’entreprise à partir des notes prises pendant la visite. “Tous ces élèves sont en 3e, option préparation d’un projet  professionnel,  ou  en  4e  en option parcours individualisé, précise Daniel Sors, principal du collège Georges-Brassens à Ydes. L’idée avec ces visites est de leur faire prendre contact avec les entreprises dans le but d’enrichir leur parcours d’orientation.” L’univers des fromages, ses odeurs d’acide lactique et de pénicillium, vont-ils susciter des vocations parmi ces jeunes qui n’ont aucune idée, pour la plupart, de ce qu’ils voudront faire plus tard ? Le directeur de l’usine, Didier Larroucau, semble y croire : il ne peut pas faire le tour de tous les métiers et de toutes les formations conduisant à sa fromagerie, mais la liste semble infinie, tout autant que les perspectives d’évolution.

 

Toute une palette de métiers

 

“Il y a des tas de métiers que l’on n’a  pas  vus,  comme  le laboratoire ou encore la maintenance, a-t-il déclaré avec enthousiasme aux jeunes à la fin de la visite. En fabrication, vous avez aperçu les fromagers, mais il y aussi les saleurs, les retourneurs, les conducteurs de ligne à l’emballage, etc. Toute une palette de professions avec des niveaux scolaires pouvant aller du BEPC, en passant par le Bac et jusqu’au Bac + 5 ou 6… Et puis vous n’êtes pas obligés de vous cantonner à la fromagerie : ici, on vous apprend un métier, et cela vous ouvre sur le monde de l’agro-alimentaire en général !” Sans oublier tous ces autres secteurs en France - la métallurgie, l’aéronautique, l’automobile, la chimie, le textile… qui peinent à trouver des ouvriers qualifiés. “Il faut démystifier ces métiers de façon à ce que le choix de la filière industrielle ne soit plus un choix par défaut, a estimé pour sa part le sous-préfet de Mauriac, Hugues Fuzeré. Les emplois de demain ne sont pas tous forcément dans les bureaux ou les administrations, la promotion sociale ne passe pas forcément par le col blanc et la cravate…” Les jeunes ont en tout cas retenu un message : l’important, c’est de faire un métier qu’on aime, dans l’industrie fromagère ou ailleurs !

 

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier