Le bilan sanitaire d’élevage. Mon approche éleveur

Pour l'éleveur, Dr Didier GUREIN

Le bilan sanitaire d’élevage. Mon approche éleveur

Le bilan sanitaire d’élevage (BSE) prérempli => Il me permet un suivi sanitaire cohérent afin d’optimiser la rentabilité de mon élevage, de sécuriser mes pratiques dans le cadre de la filière et de bénéficier de la prescription sans consultation systématique.

Le bilan sanitaire d’élevage. Mon approche éleveur

En ce début de campagne, je reçois mon BSE prérempli fourni par GDS Creuse. Il m’apporte des informations sur mon élevage, mes éléments de reproduction et mes données sanitaires pour la période du 1er juillet 2013 au 30 juin 2014.

Grâce à une valorisation de mes enregistrements, j’analyse pour mieux prévenir

Le BSE prérempli me fournit une synthèse des données que j’ai enregistrées dans le cadre de mes obligations réglementaires. Il intègre :

  • Mes données d’identification (source : Service Elevage de la Chambre d’Agriculture) qui permettent d’illustrer les mouvements, mortalités, résultats de reproduction...
  • Mes données enregistrées par GDS Creuse pour les maladies soumises à prophylaxies de cheptel ou d’introduction et/ou des dépistages ponctuels.
  • Les bilans des pathologies que je complète à partir de mon carnet sanitaire.

Il m’apporte une analyse approfondie me permettant d’adapter la gestion de mon troupeau.

Avec le BSE prérempli, je situe la productivité numérique et l’état d’équilibre sanitaire de mon cheptel, 1ère étape de la « sanitaire’ attitude »

Une reproduction efficace, c’est un meilleur revenu et c’est une illustration de l’équilibre sanitaire de mon cheptel. La 1ère étape de la « sanitaire’ attitude » demande la réalisation du bilan reproduction et sanitaire de mon troupeau pour connaître sa productivité numérique et son niveau d’équilibre ou de déséquilibre. Donnée majeure, la productivité numérique dépend du taux de gestation, du taux de mortalité des veaux et de l’intervalle vêlage-vêlage (IVV). Plus ou moins 5 % pour cet indicateur influencent davantage l’EBE qu’une augmentation de 20 % du coût des intrants (carburant, aliments ou engrais). Un bilan reproduction défavorable, c’est également un 1er signe de déséquilibre sanitaire. L’état des lieux des mortalités et des pathologies et sa confrontation aux critères d’alerte me permet de compléter cette analyse et de déterminer la priorité sanitaire de mon élevage.

Pour réaliser le BSE annuel de mon élevage, je contacte mon vétérinaire traitant…

La prescription des médicaments vétérinaires est possible, d’une part, après réalisation d’un examen clinique des animaux par le vétérinaire et, d’autre part, sans examen clinique systématique, dans le cadre du suivi sanitaire permanent avec les conditions suivantes :

  • Je désigne mon vétérinaire (ou cabinet vétérinaire) pour pratiquer le suivi sanitaire permanent, c’est celui qui dispense régulièrement les soins dans mon élevage.
  • Il réalise, en relation avec moi-même, un BSE annuel.
  • Il établit un protocole de soins et réalise des visites régulières de suivi.

Le suivi sanitaire permanent de l’élevage est à ma charge. Lorsqu’une attention suffisante est apportée par le couple vétérinaire/éleveur, cela contribue à améliorer significativement la gestion sanitaire de mon élevage. Je peux autoriser toute fourniture de mon BSE à mon vétérinaire traitant par demande écrite adressée à GDS Creuse. De plus, dorénavant et à tout moment, au cours de la campagne, je peux demander un BSE prérempli actualisé.

… qui rédige ensuite un protocole de soins adapté à mon élevage pour bénéficier de la prescription hors examen clinique

Dans la continuité, le vétérinaire rédige un protocole de soins. Ce plan de prévention et de lutte, élaboré en pleine concertation, intègre, d’abord, les mesures sanitaires puis les mesures médicales (antiparasitaires, vaccination, traitements curatifs…). Ce protocole définit la liste des pathologies rencontrées dans mon élevage pour lesquelles une prescription sans examen clinique est possible. Le vétérinaire indique les modalités et les précautions à respecter pour la mise en œuvre des traitements. Au cours de l’année, en fonction des besoins, le vétérinaire prescrit des médicaments et rédige une ordonnance. Pour chaque pathologie, le vétérinaire fixe des critères d’alerte au-delà desquels sa visite sera nécessaire pour m’informer sur les risques de voir une situation sanitaire dégénérée et adapter le protocole de soins. Le vétérinaire s’assurera de la mise en œuvre en réalisant au moins une visite de suivi par an.

Pour aller plus loin dans l’approche collective de mon troupeau, je consulte la plaquette d’offre de services vétérinaires

Il importe donc que le vétérinaire présente un panel d’offres afin que je puisse disposer de la solution qui me semble la plus adéquate. Cette relation éleveur-vétérinaire différente illustre cet autre métier qu’est le « conseil » et la nécessité pour chacun de s’adapter. Instaurer un partenariat durable passe par un accompagnement dans le temps et demande en amont une offre vétérinaire écrite disponible. Elaborée par les vétérinaires et GDS Creuse, cette plaquette répertorie les services et outils pouvant être proposés : BSE, gestion sanitaire globale, calendrier des plans de prévention et de lutte, réponse à la réglementation, approche technico-économique, maîtrise de la reproduction, étude critique de l’alimentation, gestion du parasitisme, prévention des pathologies néonatales et des maladies respiratoires, conception des bâtiments d'élevage...

Je peux articuler mon BSE annuel avec la visite sanitaire obligatoire en élevage bovin

Mise en place en 2005, la visite sanitaire obligatoire en élevage bovin, réalisée par le vétérinaire sanitaire et financée par l’Etat, est redevenue annuelle en 2014 avec pour thématique la déclaration des avortements. Elle me permet de bénéficier des conseils de mon vétérinaire sanitaire sur certains points de maîtrise des risques de l’élevage. Certaines données à collecter pour la visite sanitaire sont utiles au BSE. Si le vétérinaire traitant est également vétérinaire sanitaire de l’élevage, il peut donc s’appuyer sur la visite sanitaire pour la réalisation du BSE.

Le bilan sanitaire d’élevage. Mon approche éleveur

Dans le cadre de la « sanitaire’ attitude », j’utilise mon BSE prérempli comme base de mon suivi sanitaire cohérent et annualisé avec la « boîte à outils GDS Creuse »

Au-delà des contraintes réglementaires réelles, ces évolutions permettent un bilan sanitaire et des conseils sur les bonnes pratiques générales appuyés sur la visite obligatoire payée par l’Etat. Afin de renforcer notre coopération pour un troupeau sain, sûr et rentable, GDS Creuse met à ma disposition son panel d’outils en collaboration avec mes vétérinaires. De prochains articles détailleront certains de ces outils. Pour tout renseignement, je n’hésite pas à contacter mon vétérinaire ou GDS Creuse.

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