Le budget de l'UE fait encore débat

Le budget de l'UE fait encore débat

Entre les partisans d’une réduction des dépenses, les militants pour un maintien des subventions agricoles et les défenseurs des aides aux régions défavorisées, les dirigeants européens restent fortement divisés au sujet du budget de l’UE.

Ceux qui veulent réduire les dépenses

En cette période de crise, certains pays "contributeurs nets" au budget européen (qui payent plus au pot commun qu'ils ne retirent au final de subventions européennes) plaident depuis des mois pour une réduction significatives des dépenses. Afin d’obtenir leur approbation, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a proposé un budget correspondant à 1,01% du PIB européen, avec une enveloppe de 373 milliards d'euros pour la PAC, contre 420 pour la période 2007-2013.

Une proposition largement insuffisante pour le Britannique David Cameron, qui réclame des coupes supplémentaires, en particulier dans les aides agricoles et l'administration européenne, tout en maintenant le rabais sur la contribution britannique négocié en 1984 par Margaret Thatcher car elle ne touchait presque rien des subventions agricoles.

Si les Suédois et les Néerlandais vont encore plus loin que les britanniques, la chancelière allemande Angela Merkel prend une position intermédiaire en ne plaidant que pour des baisses modérées par rapport à la proposition de M. Van Rompuy.

Ceux qui défendent les aides agricoles

La France, contributeur net elle aussi, souhaite limiter la baisse des dépenses agricoles de la PAC, dont elle est le premier bénéficiaire. Celles-ci étant passées de 80% du budget européen dans les années 1980 à moins de 40% actuellement.  La Commission européenne a proposé de les ramener au tiers du budget global, de 420,6 milliards d'euros sur la période précédente (2007-2013) à 386 milliards. M. Van Rompuy va plus loin en proposant, dans son dernier compromis, de monter l’enveloppe. Une mesure jugée encore insuffisante par François Hollande qui plaidera désormais avec l’Irlande et l’Espagne pour récupérer à nouveau six milliards sur la PAC.

Les amis de la cohésion

Dans le groupe des "Amis de la cohésion" on retrouve  les pays largement bénéficiaires des fonds destinés aux régions les plus défavorisées de l'UE, essentiellement dans les pays de l'Est. Ils argumentent leur position par le fait que cet argent permet des financer des infrastructures, qui pourtant sont souvent construites par des entreprises des pays contributeurs nets.

Pour les faire adhérer au budget global, M. Van Rompuy leur a proposé de réduire l'enveloppe pour la cohésion de 29 milliards, avant de finalement redescendre à 10 milliards de coupes en moins.

Source AFP

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