Le Certiphyto, un passage obligé mais par une formation intéressante

CA 63 BOISSIER

Le Certiphyto, un passage obligé mais par une formation intéressante
(De droite à gauche Christian Liabeuf et Sylvain Mialon) Stagiaire et animateur, se sont remémorés avec plaisir une formation à la fois instructive et conviviale.

Dans moins de 3 ans, tout utilisateur de produits phytos devra avoir suivi une formation, pour obtenir le Certiphyto. Témoignage d’un participant, Christian Liabeuf.

Portrait express

Christian Liabeuf installé en 1966, cultive sur 80 ha à Saint-Beauzire, du blé, de la betterave, du maïs semences, du maïs conso. Il irrigue avec l’ASA Limagne Noire (pompage des eaux recyclées de la station d’épuration de Clermont-Ferrand), dont il est l’un des fondateurs. Il est le président de la SAFER.

Le Certiphyto, un passage obligé mais par une formation intéressante

Interrogatif au départ

« Ma première réaction ? Encore des règles à suivre, qui s’empilent… L’obtention du Certiphyto en étant une parmi d’autres… » Christian Liabeuf  rappelle, « faire partie d’une génération qui a su respecter l’environnement », s’est interrogé : « qu’est-ce qu’il fallait que je fasse de plus ? Voilà encore un peu de contraintes par rapport à mon âge (installé en 1966). Faut-il y aller malgré une retraite proche ? ».

Le Certiphyto, un passage obligé mais par une formation intéressante

Rester positif

Mais il l’a maintes fois prouvé à travers ses engagements syndicaux et ses responsabilités professionnelles, Christian Liabeuf n’est pas homme à baisser les bras : « Je ne me sentais pas de laisser faire, de rester en attente. D’autant plus que le CETA nous avait sensibilisés. » Ainsi les adhérents du Centre d’Etudes Techniques Agricoles Val de Morge, se sont partagés en 2 sessions, malgré une certaine réticence au départ : « on s’est dit c’est énorme, encore 2 jours à prendre pour des choses qui semblent évidentes ! Car on savait qu’il fallait prendre des précautions sur les produits phyto, grâce justement à notre travail au sein du CETA. »

Le Certiphyto, un passage obligé mais par une formation intéressante

Un stage animé

Il a donc assisté au stage avec des exploitants, peu convaincus de l’utilité de cette formation, de l’obtention d’un Certiphyto, cependant indispensable en janvier 2015. « Et puis la qualité de l’animateur a fait la différence. Il a su faire preuve de pédagogie, nous a laissé parler, exprimer notre ras-le-bol. Est alors nous avons avancé ! »

Sylvain Mialon explique ainsi présenter en quelques mots, lors de chaque stage, la démarche Ecophyto, dans laquelle s’inscrit  le Certiphyto. « Puis je laisse chacun exprimer ses craintes, qui d’elles même se hiérarchisent. » Beaucoup ont relevé que les cours d’eau subissent des pollutions autres qu’agricoles : ce n’est pas juste de toujours accuser les agriculteurs…

Un stage intéressant

«  On a vu toutes les phases de l’utilisation du produit, le produit lui-même, le matériel, et derrière le consommateur et l’environnement. » Christian Liabeuf relève « cependant, nous ne faisions pas n’importe quoi, » souligne avoir apprécié les échanges entre les participants qui ont pu exprimer leurs inquiétudes, et lever certains préjugés. Un exemple ? Des agriculteurs changeaient leur pulvérisateur car ils avaient peur de la réglementation, alors qu’ils étaient aux normes.

« On a eu l’animateur, mais aussi un partage avec le groupe. Chacun s’est exprimé sur chaque thème, et Sylvain à chaque fois revenait sur les exigences à mettre en face. »

Cette tribune d’échange a permis d’aboutir sur les textes. Les participants parlé protection des agriculteurs et climatologie (connue des CETA et des GEDA, mais pas forcément des individuels).

« Conclusion ? Cette formation nous a apporté des éléments complémentaires, tout le monde était dans les clous, mais c’était bien d’échanger sur nos craintes et nos attentes! »

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