Le GRASL : agir ensemble pour une excellence sanitaire durable

Dr Didier GUERIN

Le GRASL : agir ensemble pour une excellence sanitaire durable

Le Groupement régional d’action sanitaire du Limousin (GRASL), qui est la structure régionale des GDS, a tenu sa 34ème assemblée générale sous la présidence de Philippe Monteil. Elle s'est déroulée ce 22 juin, à Limoges.

Le GRASL : agir ensemble pour une excellence sanitaire durable

Depuis bientôt 35 ans, le GRASL est aux côtés des GDS et des éleveurs du Limousin pour conduire des actions techniques. Sa reconnaissance comme Organisme à Vocation Sanitaire (OVS), par arrêté ministériel du 31/03/2014, a fait évoluer son fonctionnement pour la mise en place de la nouvelle organisation sanitaire. Autre élément impactant le GRASL et les GDS, ce sont les nouvelles régions, la Nouvelle Aquitaine pour le Limousin.

Le réseau des GDS en première ligne dans l’évolution de la gouvernance sanitaire

La nouvelle gouvernance sanitaire a été définie par l’ordonnance du 22/07/2011 et les décrets d’application du 30/07/2012. Quatre grands principes l’organisent :

  • Un classement des dangers sanitaires en 3 catégories selon leur impact sur la santé publique et l’économie.
  • Un pilotage de la politique sanitaire confié à l’échelon régional.
  • Un regroupement des acteurs professionnels dans une association régionale.
  • Un encadrement des délégations de missions par l’Etat à des tiers sécurisé.
Le GRASL : agir ensemble pour une excellence sanitaire durable

Le GRASL, OVS pour le domaine animal accrédité

Les délégations de missions au GRASL en tant qu’OVS concernent les bovins pour la prophylaxie des brucellose, tuberculose et leucose. Il est prévu qu’elles s’étendent progressivement aux contrôles des mouvements, à d’autres espèces... La sécurisation des délégations de missions de l’Etat aux OVS demande l’accréditation selon la norme NF ISO/CEI 17020 pour prouver la compétence à exercer une activité spécifique de contrôle. L’organisation limousine a été reconnue efficace lors de l’audit initial par le COFRAC, le GRASL est accrédité depuis le 01/12/2016 jusqu’au 30/11/2020 dans la mesure où tous les audits annuels de surveillance seront favorables. Philippe Monteil a profité de cette assemblée pour remercier les équipes des GDS mobilisées pour ce résultat, notamment les responsables qualité et technique. Cela a permis d’harmoniser les 3 sections départementales avec la mise en place de procédures jugées claires et opérationnelles. Ainsi, les 2 auditeurs ont indiqué qu’ils avaient « une confiance complète dans l’organisation mise en place et que le schéma garantit la proximité et le pragmatisme nécessaires pour pouvoir répondre de manière la plus étroite possible aux besoins des éleveurs et aux demandes de l’Etat ».

Le GRASL, OVS pour le domaine animal multi-espèces

En tant qu’OVS pour le domaine animal, le GRASL a dans ses objets principaux : l’organisation, la représentation, l’information et la formation des propriétaires et détenteurs d’animaux des différentes espèces d’animaux de rente de la région. Dans ce cadre, appuyé sur les sections départementales, le travail s’est poursuivi en sections régionales pour les espèces apicole, caprine, équine, ovine ou porcine.

Le GRASL : agir ensemble pour une excellence sanitaire durable

Une finalisation de l’éradication de l’IBR

Pour l’IBR, une évolution importante a eu lieu avec l’arrêté ministériel du 31/05/2016 relatif aux mesures de prévention, de surveillance et de lutte contre l’IBR (cf. article du 11/11/2016). Depuis 20 ans, la France était engagée dans une certification volontaire des élevages avec une forte amélioration de la situation. Cela se poursuit vers une éradication de la maladie pour conserver la liberté d’échange avec les partenaires européens. L’élimination des animaux non-négatifs permet aux élevages d’évoluer vers un statut indemne d’IBR et de pouvoir prochainement bénéficier d’un allègement des contrôles comme cela a été fait pour la brucellose.

Une prochaine éradication de la BVD

Pour la BVD, le Conseil d’Administration de GDS France a décidé d’aller vers l’éradication et a mis en place un groupe de travail en charge d’élaborer la stratégie nationale collective d’éradication du BVD. Plusieurs représentants du Limousin participent à ce groupe de travail et un programme collectif volontaire va être prochainement proposé au CNOPSAV. Ce plan prévoit la mise en place d’un statut pour les bovins, d’un dispositif de surveillance et d’assainissement des troupeaux infectés.

Une organisation progressive de la FRGDS Nouvelle Aquitaine

La Nouvelle Aquitaine se classe 1ère région agricole de France, notamment pour les exportations. Dans le contexte actuel du commerce des animaux, l’apport de garanties sanitaires est un atout primordial pour le maintien des marchés et des prix. Dans ce cadre, il est important d’aller très vite vers l’éradication de certaines maladies, dont l’IBR (cf. ci-dessus). La plus grosse inquiétude reste la problématique tuberculose bovine, 70 % des foyers actuels français sont en Nouvelle Aquitaine.

La nouvelle région implique une évolution de l’organisation des GDS et FRGDS. Une FRGDS Nouvelle Aquitaine regroupant les 12 GDS et les 3 fédérations des anciennes régions a été créée. Cette nouvelle structure postulera pour être reconnue OVS à partir de 2020, cela va demander une harmonisation sur une zone vaste et hétérogène et un nouveau dossier d’agrément pour ce nouveau périmètre. Jusqu’à fin 2018, un énorme chantier attend donc les GDS néoaquitains pour préparer la prochaine décennie.

L’approche collective du troupeau avec « Mieux vaut prévenir que guérir »

La prévention doit permettre de tendre vers un troupeau sain. Le concept bien connu « Mieux vaut prévenir que guérir » répond de manière synergique aux besoins techniques et économiques des éleveurs mais aussi aux attentes commerciales et sociétales. La marge de progression dans ce domaine reste conséquente. Cela demande d’associer bilan, analyse, apport de garanties, protection avec les outils disponibles, notamment le Plan Sanitaire d’Elevage et les aides techniques et financières du GRASL et des GDS. Cela passe par une implication particulière de l’éleveur et de son vétérinaire dans cette démarche. L’adaptation du PSE du GRASL reste un enjeu important, il a été un outil majeur de mise en place d’actions de prévention dans de nombreux élevages et il est nécessaire qu’il le reste après le renouvellement de son agrément en janvier dernier.

Une adaptation aux nouveaux défis

Au terme de cette Assemblée Générale, Philippe Monteil a tenu à remercier tous les partenaires du GRASL et l’ensemble du personnel. Pour finir, il a indiqué que l'expérience acquise par le GRASL depuis près de 35 ans et par les GDS depuis plus de 60 ans aidera les éleveurs et l’élevage limousins à s’adapter aux nouveaux défis.

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