Le GRASL : OVS pour le domaine animal. Agir ensemble pour l’excellence sanitaire

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Le GRASL : OVS pour le domaine animal. Agir ensemble pour l’excellence sanitaire

Groupement Régional d’Action Sanitaire du Limousin => Le GRASL (structure régionale des GDS du Limousin) a tenu, ce 27 juin, à Limoges, sa 31ème Assemblée Générale sous la présidence de Philippe Monteil.

Le GRASL : OVS pour le domaine animal. Agir ensemble pour l’excellence sanitaire

L’environnement général des élevages, notamment sanitaire, évolue fortement. Dans ce contexte, le GRASL et les GDS s’adaptent et sont force de proposition pour répondre aux nouveaux besoins des éleveurs.

Avec la nouvelle gouvernance sanitaire, des enjeux majeurs dans les 5 ans avec comme 1ère priorité, répondre aux besoins des éleveurs

D’abord, le GRASL devra avoir une place incontournable dans le domaine sanitaire et couvrir l’ensemble des espèces. Issues des sections départementales, en relation avec les partenaires, des sections régionales se constituent : apicole, caprine, équine, ovine, porcine... Ensuite, reconnu comme Organisme à Vocation Sanitaire (OVS) pour le domaine animal, le GRASL devra déposer un dossier d’accréditation au COFRAC selon la norme NF ISO/CEI 17020, il est en cours de constitution en relation avec GDS France et le réseau des GDS. L’étape suivante va être la constitution des Associations Sanitaires Régionales (ASR). La FREDON Limousin et le GRASL, déjà engagés dans le pôle sanitaire régional, attendent les instructions nationales. Enfin, le GRASL, avec ses sections départementales, les GDS, s’assurera de l’efficience à répondre aux demandes des éleveurs, ce qui constitue la 1ère priorité.

Pour les dangers de 2ème catégorie, un tournant décisif pour l’IBR et la BVD

Pour le varron, la situation épidémiologique reste très favorable en Limousin comme dans toute la France continentale. La surveillance se poursuit avec une prophylaxie défensive alliant contrôles aléatoires allégés et orientés ciblés. Les risques de contamination se situent aux frontières françaises, notamment avec la Belgique et pour notre zone avec l’introduction de bovins étrangers, d’où la vigilance par rapport à ce risque. Le tournant décisif concerne les décisions prises par le Conseil d’Administration de GDS France du 28 janvier 2014 avec un renforcement des mesures pour une finalisation de l’assainissement IBR et l’élaboration d’une stratégie collective nationale d’éradication de la BVD. 

Pour l’IBR, une finalisation de l’assainissement

L’assainissement final en IBR demande des mesures renforcées avec une appellation obligatoire, des outils réglementaires plus adaptés lors de non-respect de la réglementation (vaccination ou élimination des positifs…), des mesures régionales comme la restriction des mouvements des positifs (pas de vente en élevage, circuits de transport des animaux séparés…) et la reconnaissance de notre dispositif IBR au niveau européen et international. Le Limousin connaît une situation favorable avec 90 % de cheptels sous appellation et 5 % de cheptels positifs. Ces nouveaux outils permettront de renforcer le plan régional d’éradication et d’obtenir le statut « zone épidémiologique favorable » (prévalence < 1 %) avec les allègements de prophylaxie correspondants.

Pour la BVD, une stratégie nationale collective d’éradication

Un groupe de travail national en charge d’élaborer la stratégie collective d’éradication du BVD a été mis en place avec les trois objectifs suivants : proposer un plan d’action avec un échéancier adapté aux spécificités régionales, définir les axes stratégiques possibles sur le plan collectif et fournir les éléments techniques et économiques pour définir la meilleure stratégie collective. Le Limousin participe à ce groupe de travail. Cela va demander d’adapter le plan régional de maîtrise des risques. Le dépistage systématique à l’introduction a été renforcé et l’accompagnement des élevages avec circulation virale BVD identifiée se poursuit.

En matière de paratuberculose, un travail régional qui porte ses fruits

Initié depuis plus de 20 ans, le plan régional vis à vis de la paratuberculose porte ses fruits. Le pourcentage d’éleveurs engagés poursuit sa progression, certes faible mais constante. Face à cette maladie, il est rappelé que c’est le renouvellement des analyses d’effectifs qui permet d’apporter une garantie de cheptel et que la vérification du statut du cheptel d’origine est une mesure sanitaire incontournable avant toute introduction.

Une poursuite de la sensibilisation à l’approche collective du troupeau…

Le monde de l’élevage a connu et connaît de profonds changements, tant en matière d‘évolution des effectifs que d’environnement sociétal, réglementaire et technico-économique. Les crises sanitaires, les attentes des consommateurs vis à vis de la sécurité alimentaire et du respect de l’environnement, les récentes mises en cause de l’utilisation du médicament vétérinaire, notamment vis à vis de l’antibiorésistance, les baisses de naissances observées… imposent aux acteurs du sanitaire d’adapter leurs pratiques pour associer impératifs techniques, rentabilité économique et attentes sociétales.

… dans le cadre du concept régional « Mieux vaut prévenir que guérir »…

Une zone et un troupeau sain, ce sont des résultats économiques renforcés, un bien-être animal amélioré, des pathologies et, ainsi, des utilisations de médicaments diminuées. Suivre le concept « Mieux vaut prévenir que guérir », c’est, pour les élevages, répondre de manière synergique aux besoins internes (techniques et économiques) et externes (besoins commerciaux, attentes sociétales). Cela implique d’associer bilan, analyse, apport de garanties, protection avec les outils disponibles, notamment les aides techniques et financières du GRASL et des GDS.

… avec des résultats patents et une marge de progression encore conséquente, d’où le renforcement de l’offre du GRASL…

Cela demande une implication de l’éleveur et de son vétérinaire dans cette démarche. Les résultats sont patents… pourtant la marge de progression reste conséquente ! C’est pourquoi le GRASL va renforcer son offre avec une actualisation des plans régionaux appuyée sur les apports des plans précédents et intégrant les nouveaux besoins pour la période 2015-2020 (que ce soit pour les plans GRASL bovins ou ovins, leur utilité a été reconnue par les comités régionaux de suivi) et du catalogue de formations en relation avec les demandes effectuées par les éleveurs et les opportunités offertes par VIVEA.

… avec le Plan Sanitaire d’Elevage (PSE) du GRASL pour une prévention médicale raisonnée

Le PSE du GRASL est un outil original en France reconnu et envié, il permet une prescription de proximité par son vétérinaire traitant. Il correspond donc aux orientations voulues avec les dernières modifications de la réglementation sur le médicament vétérinaire. Un travail important a été réalisé pour que cet outil technique indispensable collectivement reste fortement concurrentiel. Dans ce contexte économique difficile entrainant parfois des impasses thérapeutiques (absence de traitement, de vaccination…), il convient de rester vigilant en terme de maîtrise du risque sanitaire. Il reste primordial de poursuivre la communication sur la prévention par un emploi raisonné des médicaments pour éviter de voir réapparaître des pathologies que nous pensions maîtrisées. Il faut donc œuvrer pour assurer la continuité de cet état d’esprit dans notre région.

Une adaptation aux nouveaux défis

Au terme de cette Assemblée Générale, Philippe Monteil a tenu à remercier l'ensemble des partenaires du GRASL : GDS, CIA, vétérinaires praticiens, Groupements Techniques et Syndicats Vétérinaires, Organisations économiques, Structures Agricoles (Chambre Régionale d'Agriculture, ALL, AROL, ARBOVI, ARDEPAL, INTERBEV Limousin..), Directions Départementales de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations, Direction Régionale de L'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt, Laboratoires Départementaux d'Analyses, Conseil Régional et France Agrimer. Pour finir, il a indiqué que l'expérience acquise par le GRASL depuis plus de 30 ans et par les GDS depuis plus de 60 ans aidera les éleveurs et l’élevage limousins à s’adapter aux nouveaux défis.

Le GRASL : OVS pour le domaine animal. Agir ensemble pour l’excellence sanitaire

Pour l’IBR, le Limousin connaît une situation favorable qui poursuit son amélioration. L’impact économique grandissant de la paratuberculose fait que plus d’élevages entrent en plan d’assainissement.

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