Le ministre dévoile les grandes orientations de la Loi d'avenir pour l'agriculture

SC

Le ministre dévoile les grandes orientations de la Loi d'avenir pour l'agriculture

Le ministre Stéphane Le Foll a brossé mardi les grandes orientations de la Loi d'avenir pour l'agriculture qui devra aussi s'articuler avec la nouvelle PAC. Le texte sera présenté le 30 octobre en Conseil des ministres puis examiné par l'Assemblée nationale à la rentrée de janvier.

FNSEA : La loi agricole "manque de souffle et d'ambition"

Le projet de loi agricole "manque de souffle et d'ambition" regrette Xavier Beulin, président de la FNSEA, estimant que les orientations annoncées laissent place à de nombreuses "interrogations".  "On a du mal à saisir l'approche" et "le contenu est maigre".

"On n'a rien vu ni entendu sur le couple recherche/innovation alors que certaines solutions ne pourront venir que de la recherche, quand on parle d'avenir". Il s'inquiète également de la "volonté d'ouvrir massivement" les organisations interprofessionnelles aux non agriculteurs (ONG, pouvoirs publics). "On nous annonce une loi au 30 octobre devant le conseil des ministres mais on est déjà mi-septembre et on nous propose une texte sur lequel on a encore beaucoup à dire", déclare Xavier Beulin.

AFP

La loi se place dans la réflexion gouvernementale sur "La France dans 10 ans" et devra s'articuler avec la nouvelle Politique agricole commune.  Elle veut répondre au double défi de la compétitivité économique et d'un "moindre impact sur l'environnement", tout en prenant en compte la dimension sociale de l'agriculture, a-t-il insisté. Elle se décline en  quatre orientations : "l'amélioration de la compétitivité des filières agricoles, et notamment d’élevage, le développement de l’agro-écologie, le renouvellement des générations, et la rénovation des relations entre acteurs du monde agricole ainsi qu’avec le reste de la société ».

L'idée du ministre est de favoriser des "modèles rémunérateurs", en appuyant sur la dimension écologique. La loi à cet égard s'adossera au programme d'agroécologie "Produire autrement", présenté au printemps pour modifier les pratiques.

Diminuer le recours aux engrais et aux phytosanitaires

Il s'agit notamment de "diminuer le recours aux engrais et aux phytosanitaires", sans nouvel objectif chiffré a précisé M. Le Foll qui reconduit celui d'Ecophyto (-50% si possible d'ici 2018). Il veut  mettre en place un suivi « post Autorisation de Mise sur le Marché » des pesticides afin de mieux mesurer les effets indésirables sur l’homme, les animaux et l’environnement et interdire la publicité pour ceux destinés aux amateurs.

Simultanément, le ministère veut renforcer la lutte contre la résistance aux antibiotiques, par l’encadrement des pratiques commerciales relatives aux médicaments vétérinaires (encadrement de la prescription des antibiotiques critiques, encadrement des pratiques commerciales contre l’incitation à la vente, renforcement des sanctions)

Priorité à la jeunesse

La loi veut également "faciliter l'accès au foncier", notamment en "limitant les agrandissements excessifs" et en favorisant l'installation des jeunes gens hors cadre familial. Les pouvoirs publics souhaitent encourager le maintien des exploitations en attirant les jeunes, dont ils faciliteraient l'installation et l'accès au métier, y compris par la création d'un contrat de génération adapté au secteur agricole. L’idée étant de "favoriser des exploitations viables, même modestes".  .

Les producteurs seront aussi encouragés à s'unir en GIEE, des groupements d'intérêt économique et environnemental, pour développer des projets collectifs combinant performance économique, environnementale et sanitaire.

 Retrouvez les grandes orientations de la loi d’avenir sur   http://agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/LoiAvenir_cle8e43b9.pdf

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