Les effets du changement climatique inquiètent la Banque mondiale

Les effets du changement climatique inquiètent  la Banque mondiale
Jim Yong Kim est devenu le 12e Président du Groupe de la Banque mondiale le 1er juillet 2012

Le changement climatique est au centre des préoccupations de la Banque mondiale (BM), car il affecte en premier lieu les pays les plus pauvres de la planète, a déclaré samedi à Davos le président de l'institution, Jim Yong Kim, dans le cadre du Forum économique mondial.

"La sécheresse qui provoque une hausse du prix du blé ou des céréales touche en premier lieu les plus pauvres", qui doivent payer davantage pour se nourrir, a déclaré le responsable américain, qui a pris ses fonctions il y a six mois.  "Nous devons nous occuper des plus pauvres, ce sont eux qui sont les plus vulnérables au changement climatique", qui fait grimper les prix alimentaires et engendre des problèmes de malnutrition chez les enfants, a ajouté M. Kim

Le président de la BM a rappelé les conclusions d'un rapport sur les conséquences d'un réchauffement de la planète publié en novembre par son organisation. "J'ai été très choqué" a déclaré M. Kim, rappelant que selon le scénario noir d'un réchauffement du thermomètre mondial de 4°C dès 2060, une "cascade de cataclysmes" frapperaient alors les pays pauvres, et ruineraient des années de développement.

Quand la Chine s’ouvre à l’économie verte

M. Kim s'est cependant déclaré confiant samedi, car selon lui, les récents phénomènes météorologiques, comme la vague de froid intense en Europe ou la sécheresse en Australie, vont aider les gouvernements et l'opinion publique à prendre conscience de la nécessité d'agir et de s'engager pour un "futur vert". Enfin, le président a cité en exemple la Chine, qui s'est clairement orientée, selon lui, dans une "économie verte".

"Les Chinois se sont fixés des objectifs ambitieux, ils ont un plan pour y parvenir", a-t-il estimé. Pour réduire ses importations de pétrole, la Chine a promis d'investir plus de 14 milliards de dollars d'ici la fin de la décennie dans le développement d'infrastructures pour 5 millions de véhicules à énergies nouvelles.

Pékin a aussi lancé des programmes pilotes pour promouvoir l'usage de la voiture électrique dans certaines villes. A Shenzhen (sud), les autorités subventionnent à hauteur de 50% l'achat de véhicules électriques.  Le gouvernement a également déjà déboursé 54 milliards de dollars en dix ans pour développer des batteries pour véhicules électriques. Enfin, Pékin a promis l'an dernier de fermer ou convertir d'ici 2015 quelque 1.200 usines très polluantes.

Source AFP

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