Les Floralies, couchées sur un lit de roses

Julien Marchione

Le jardin des Dalton, présenté par les Pépinières Ripoche, est divisé en trois tableaux distincts.
Le jardin des Dalton, présenté par les Pépinières Ripoche, est divisé en trois tableaux distincts.

Une véritable vitrine des végétaux d’ornement en plein cœur de Nantes. Du 8 au 18 mai prochain, les Floralies internationales prennent racines au Parc des expositions de la Beaujoire.

Cinquante-huit ans que les Floralies Internationales sont sorties de terre. Onze jours qui fleurissent tous les cinq ans où professionnels et amateurs avertis viennent partager leur passion commune autour des végétaux. Émerveiller les visiteurs, montrer son savoir-faire et prendre du plaisir ; clés de la réussite de cet événement aujourd’hui reconnu comme première exposition ornementale en France, et l’une des deux plus importantes d’Europe avec l’incroyable Euroflora de nos voisins italiens.
Un demi-million de paires d’yeux et de nez sont attendus pour cette 11e édition placée sous le thème Bouquet d’arts, après le Pouvoir des fleurs cinq ans plus tôt. Architecture, sculpture, peinture, danse, cinéma, musique, poésie, chanson… Le thème de l’art, tout aussi beau que vague, amène à des créations toutes plus surprenantes les unes que les autres.

Quatre halls, quatre univers

Les quatre halls du parc des expositions de la Beaujoire se partagent les réalisations. Un chemin sinueux amène le visiteur à découvrir différents paysages en lien avec l’art de la table dans le premier hall. Le deuxième est situé à mi-chemin entre chanson et poésie. La rencontre poétique sera consacrée aux jardins ayant vocation de soigner les maux de l’âme et du corps, sous la forme d’un labyrinthe végétal. C’est ici que les pépinières Guervel ont installé leur stand. Créée en 1927, l’entreprise familiale de Carquefou « a fait les premières Floralies de 1956 », explique José Guervel. Cette année, ils présentent un lot conjoint avec les élèves de la MFR de Machecoul. « C’est « le plaisir de partager » qui pousse le pépiniériste – par ailleurs trésorier du Comité des Floralies- à présenter ces compositions. « Cela nous permet de faire de belles réalisations tout en montrant ce que nous sommes capables de faire ».

Une rue aux allures de Far Ouest

Peintres, sculpteurs et producteurs de plantes rares ont rendez-vous à la galerie d’arts du hall 3. Ici, la liberté laissée aux artistes est totale. Objectif : faire découvrir aux visiteurs le végétal expérimental à travers un florilège de réalisations originales, surprenantes et non pas moins éblouissantes de créativité. Quatrième et dernier hall, les cités de la danse. Bonsaïs et fontaines aux couleurs du Japon, descentes de roses aux mille et une couleurs et plages de galets et de sables s’entrecroisent ici même. Un voyage à travers les cinq continents, où s’entremêlent fleurs et scénographie.
La scénographie d’ailleurs, prend toutes ses lettres de noblesse aux grands studios dans la salle du grand palais du parc des expositions. Ici, les parcelles accueillent les scènes mythiques de films et bandes dessinées. Tout comme Le jardin des Daltons, présenté par les Pépinières Ripoche. Au total, quatre entreprises ont participé à la réalisation de cet œuvre. « Par rapport au thème Bouquet d’art et aux cactées que nous exposons, il fallait sentir le désert », explique Jean-Luc Ripoche. « Nous avons donc choisi le thème des Daltons ». L’œuvre est décomposée en plusieurs tableaux. Une rue aux allures de Far Ouest, jonchée de rails ferroviaires enrobés de cailloux faisant face à la devanture d’un saloon, deuxième univers modélisé par les pépiniéristes.

« Des plantes très rares »

À l’intérieur du bar de typique de l’Ouest américain, un piano végétalisé orné de camélias devrait attirer toute l’attention. « Il n’y en a pas cinquante comme ceux-là. Cela fait 5 à 6 ans que je les mets en forme pour les placer aux Floralies. C’est du sur-mesure ! », précise le professionnel qui participe depuis plus de 30 ans aux Floralies. « C’est un challenge pour nous. La cerise sur le gâteau ! Même si cela représente énormément de travail. Chaque édition, nous visons de plus en plus grand, aux rythmes de nos ambitions ». Il aura fallu près d’un an pour faire germer le sujet. Dernière partie à être représentée : « le grand désert ». Prison, totem d’Indiens, cactus, plantent d’autant plus l’atmosphère cow-boy qui règne ici. Au total, plus d’une centaine de variétés différentes sont présentées. Dont des sujets « très rares dont nous sommes les seuls à avoir en France ».
Bien d’autres surprises vous attentent tout au long de ces dix jours aux Floralies. Alors pourquoi ne pas commencer ce week-end du 8 mai par une visite haute en odeurs et en couleurs ?

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier