Les leviers d’action pour réduire les coûts de la ration

Rédaction Vendée agricole

Interview de Christian Aimé, président de la chambre d’agriculture.

Face à l’augmentation des coûts des matières premières, quelles sont les orientations et essais que la chambre d’agriculture souhaite mettre en valeur en alternative au soja ?

Le cours atteint par le soja est tellement élevé pour les agriculteurs qui ne sont pas couverts par des contrats, que l’étude de produits de substitution est d’actualité. Les essais conduits dans les stations expérimentales des chambres d’agriculture montrent que dans certaines conditions le tourteau de colza constitue une alternative intéressante. Le contexte économique du moment mérite donc une étude précise de la substitution du soja. Les différents articles des conseillers de la chambre d’agriculture publiés dans cette édition  apportent des réponses concrètes qu’il faut analyser en fonction de sa propre situation.

Dans les ateliers viande bovine, quelles marges de manœuvre peuvent encore actionner les éleveurs ?

Cela passe d’abord par une très bonne connaissance des besoins alimentaires de ses animaux selon les poids et les catégories. Il faut ensuite connaître au mieux la valeur de ses fourrages afin d’apporter les compléments nécessaires. Des économies sont à réaliser en déterminant la bonne ration. Le contrôle de performance proposé par Bovins croissance est un outil qui permet de mieux connaître son cheptel et d’avoir un suivi qui améliore les performances. Je souhaiterais que, comme en production laitière, le contrôle de performance devienne un outil pour la majorité des éleveurs vendéens.  

Quelles autres pistes allez-vous vulgariser pour améliorer la compétitivité des exploitations ?

Dans le contexte de prix élevé des protéines et des céréales, on parle beaucoup des gains à réaliser sur le coût de la ration. C’est un levier important mais qui doit être complété par une approche globale de la compétitivité de l’exploitation. La sécurisation fourragère avec l’eau pour valoriser les fourrages grossiers et l’amélioration génétique sont deux autres axes importants pour gagner en compétitivité. Il est donc important de travailler à la réduction des coûts de l’ensemble des postes de charges et en particulier les charges de structure qui est un poste élevé et souvent en augmentation.

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier