Les lycées du Massif central mutualisent leur expérience

Les cinq lycées agricoles associés au programme du Pôle fromager ont échangé sur leurs essais.

Dans le cadre du programme Prairies AOP initié en 2008 par le Pôle fromager AOP Massif central, les délégations des cinq établissements de formation agricole partenaires ont été accueillies le 22 mars à Saint-Flour. Ces cinq lycées agricoles (Aurillac et Saint-Flour, Rodez (12), Rochefort-Montagne (63) et Saint-Chély d'Apcher (48) ont en effet constitué un réseau de parcelles pédagogiques à vocation herbagère implantées sur les surfaces de leurs exploitations. Gérées par les élèves encadrés, ces parcelles servent de support pédagogique avec l'ambition d'établir un transfert des connaissances scientifiques de ce programme en direction des futurs producteurs laitiers du Massif central, représentés, entre autres, par une partie des élèves de ces établissements. Chaque année, un lycée hôte accueille les partenaires du réseau pour rendre compte des résultats de chaque parcelle suivie. Le 22 mars, c'était au tour du lycée sanflorain d'étrenner la démarche.

À Saint-Flour, on teste la rusticité

Après une présentation du contexte du programme par Sophie Hulin, animatrice du Pôle fromager, les résultats des cinq lycées ont été exposés en détaillant les protocoles de suivi des essais et les résultats des années précédentes pour les parcelles déjà implantées. L'après-midi était consacrée à la visite de l'exploitation agricole pédagogique du lycée de Saint-Flour et de ses différents ateliers : troupeau laitier montbéliard, troupeau allaitant aubrac, bergerie abritant un cheptel ovin de “blanche du Massif central”. Avant de se rendre sur la parcelle expérimentale implantée en 2009 (pour une durée de trois ans) et dont les participants ont pu visualiser la composition floristique et l'évolution de la prairie en place, à savoir un mélange multi-espèces. Cet essai sanflorain vise à tester la rusticité, c'est-à-dire la résistance au pâturage par les cheptels bovin et ovin. Il s'agit en outre de rechercher le mélange d'espèces et les variétés les mieux adaptés tant aux conditions pédo-climatiques qu'au mode d'exploitation en vigueur (associant pâturage, ensilage et séchage de foin en grange).

Un travail de réseau enrichissant

“Le travail en réseau de cinq établissements agricoles est une grande avancée. Les thèmes de travail ont été choisis de façon à être totalement en adéquation avec le programme Prairie AOP, fait valoir Lucile Dubreuil, stagiaire associée au projet au lycée Georges-Pompidou d'Aurillac. Le but de la journée était véritablement, pour les élèves, d'échanger des connaissances sur les prairies et les systèmes fourragers. L'appui des essais sur les exploitations agricoles de chaque lycée leur donne un support de travail réel et représentatif des soucis des producteurs. Ils découvrent aussi de nouveaux territoires.” Autre apport de ces journées d'échanges : les élèves sont mis en situation de rendu professionnel pour exposer les résultats face à un public exigeant. “C'est une situation souvent nouvelle pour eux et un plus dans leur formation”, commente Lucile Dubreuil. Cette première journée de rencontre est amenée à être reconduite les années suivantes. À terme, les contributions des années précédentes seront reprises pour êtres présentées dans les lycées et poursuivre ainsi le transfert de connaissances.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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