Les nappes phréatiques se remplissent !

Les nappes phréatiques se remplissent !

Environ trois quarts des nappes phréatiques affichent encore au 1er mai un niveau "inférieur à la normale", contre 89% un mois plus tôt. Les pluies du mois d'avril ont donc été bénéfiques mais restent insuffisantes.

"Les cumuls de précipitations du mois d'avril ont été excédentaires sur la plus grande partie du territoire", à l'exception de certains endroits comme "le littoral est de la Corse, l'intérieur du Roussillon et le sud du plateau lorrain", souligne le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans son relevé mensuel.

Avec une quantité moyenne de 101 mm d’eau, elles sont excédentaires de 65%, précise Agreste dans son bulletin mensuel. Les régions de l’Ouest, particulièrement touchées par le manque d’eau depuis le début de l’année, en sont les principales bénéficiaires. L’excédent atteint 2 à 3 fois la normale sur le sud des Alpes, le sud-ouest de l’Yonne, l’ouest de l’Aube et des Ardennes. Mais aussi dans le Nord et plus généralement en Basse-Normandie, Bretagne, Landes et à l’ouest du Massif central, hormis en Vendée. Les régions du sud de Midi-Pyrénées au pourtour du golfe du Lion, ainsi que de la Bresse à la Moselle et au Bas-Rhin sont proches des normales.

77% des nappes conservent un niveau inférieur à la normale

Une situation bénéfique pour les nappes phréatiques, après plusieurs mois de déficit pluviométrique: "La période habituelle de recharge des nappes de début d'année a été peu efficace jusqu'en mars, mais les pluies d'avril ont sensiblement amélioré la situation", constate le BRGM.

Au 1er mai, une large majorité des nappes souterraines (77%) conservaient toutefois un niveau inférieur à la normale. En région marseillaise le déficit atteint par endroits 75 à 100 %. « Le résultat de plusieurs années de déficit pluviométrique », précise l'Institut.

Malgré une amélioration, plusieurs situations déficitaires, encore assez marquées, sont également observées dans le Bassin Parisien, le Bassin Aquitain ou dans la vallée du Rhône. A l’inverse, sur l’est des Pyrénées-Orientales et le relief de l’est de la Haute-Corse l’excédent est de 25 à 100 % dû aux précipitations importantes de l’automne 2011.

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Source BRGM

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