Les prix agricoles se maintiendraient à un niveau « relativement constant » jusqu’en 2025

Lise Monteillet

Les prix agricoles se maintiendraient à un niveau « relativement constant » jusqu’en 2025

La FAO et l’OCDE ont réalisé une projection sur le marché des produits agricoles de base, à l’horizon 2025. Leur rapport, publié le 4 juillet, annonce la fin d’une période de prix élevés, mais demeure prudent.

La FAO et l’OCDE, deux organisations internationales, estiment dans un rapport commun que « les prix agricoles réels devraient de maintenir à un niveau relativement constant », sur la période 2016-2025.

L’année 2015 constitue un tournant. « Les prix des principaux produits végétaux et animaux (…) ont tous baissé en 2015, ce qui indique que la période pendant laquelle les prix sont restés élevés est vraisemblablement terminée », est-il expliqué. Raisons invoquées : « la forte croissance de l’offre », « le fléchissement de la progression de la demande dû à la crise économique globale », « la baisse des prix du pétrole » et « la poursuite de l’accumulation de stocks déjà abondants ».

Croissance modérée de la demande

Dans les dix ans à venir, la demande de produits alimentaires devrait continuer à croître, mais en décélérant. Néanmoins, la demande de viande, poisson et produits laitiers enregistrera « une progression relativement vigoureuse ». Ce qui entraînera « une hausse de la demande d’aliments pour animaux ».

Moins de personnes sous alimentées 

Dans dix ans, une moindre proportion de la population mondiale devrait souffrir de sous-alimentation, le pourcentage passant de 11% à 8 % entre 2016 et 2025. Ce problème restera néanmoins prépondérant en Afrique subsaharienne. Beaucoup de pays devront faire face simultanément à deux phénomènes contradictoires : la sous-alimentation et l’obésité. Le premier étant dû à une carence de protéines et le second à une consommation déséquilibrée. « Dans les pays développés comme dans les pays en développement, la consommation de sucre et de matières grasses devrait augmenter plus vite que celle de produits de base et de protéines, en grande partie sous l’effet de la hausse de la consommation d’aliments transformés », souligne le rapport.

Des gains de productivité

Du côté de la production agricole, la FAO et l’OCDE prévoient des « gains de productivité », essentiellement dus à l’amélioration des rendements, notamment en Afrique subsaharienne. Un bémol : « On s’attend à ce que l’amélioration des rendements perde de sa vigueur dans les principaux pays producteurs, car il devient peu à peu de plus en plus difficile de repousser la frontière technologique »

Des incertitudes

Au final, la croissance de l’offre et celle de la demande devraient s’équilibrer globalement. Ce qui n’exclut pas la probabilité « d’une oscillation de grande ampleur » d’une année sur l’autre. De fortes incertitudes pèsent sur les marchés agricoles : prix du pétrole, rendements, croissance économique, changement climatique, orientations politiques…  

 

 

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Commentaires 4

CLOCHE215

nous, paysans,nous participons activement à cultiver la paix sociale.....mais nous devenons aussi complice dans la destruction du tissus économique.

egalité

et bizarrement les charges ne baissent pas ,au contraire elles augmentent ...ne pensez vous pas qu il y aura un bout d autant qu ils baissent les aides p a c tout les ans ...sommes nous betes de nous crevés pour des gens qui ^se foutent de nous ...s t o p ...arretons de bosser on verra qui rira le dernier!!!

CLOCHE215

..... prix constant, mais bas parce que la nourriture ne doit rien couter et cette société de loisirs a bien d'autres besoin plus futils....

bou21

Inadmissible. On arrive a vendre des mirages à des pays ou des gens meurs de faim pour des milliards d'euros .Et on peut même pas leurs vendre de la nourriture que nous produisons en abondance.

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