Les volailles de Michel, le choix du lien direct avec la consommateur

Avenir agricole et rural de la Haute Marne 52

Après une première table ronde riche en enseignements le 2 avril dernier, une seconde après-midi sous le signe de la diversification agricole se profile lundi 16 avril. Adapter ses modes de commercialisation à ses attentes, ses contraintes et ses besoins est primordial pour la réussite de son projet de diversification, les trois nouveaux témoignages de lundi prochain le démontreront une fois de plus.

Lundi 16 avril, Michel Mongeot à Courcelles-sur-Aujon accueille sur son exploitation toutes les personnes intéressées par la diversification agricole : agriculteurs déjà diversifiés ou non, porteurs de projet ou acteurs du département sont conviés à écouter son témoignage sur ses choix en terme de commercialisation ainsi que ceux de Julie Apert des Cassis d’Alice à Isômes et de Bernard Bertrant, de la Chèvrerie Bertrant à Andilly-en-Bassigny. Chacune des ses exploitations fonctionne très différemment et c’est justement cette diversité que la Chambre d’Agriculture a souhaité mettre en avant afin de montrer aux personnes intéressées et qui se posent de nombreuses questions sur les débouchés que plusieurs alternatives existent : vente directe mais aussi magasin de producteurs, détaillants, épiceries, restaurateurs, grandes surfaces… Le tout est de trouver celles qui permettent de répondre à ses attentes et ses besoins : maîtriser le circuit du produit jusqu’au consommateur, créer de l’emploi sur la ferme pour sa famille, mieux valoriser sa production…
Avant cette rencontre, Michel Mongeot, éleveur de volailles et de lapins, nous livre déjà quelques informations :
A.S. : Si vous deviez définir votre entreprise aujourd’hui qu’en diriez-vous ?
Aujourd’hui, à 57 ans, je suis plutôt en phase de transmission, même si je n’ai pas encore de repreneur. Je me considère un peu comme un instituteur qui transmet son savoir aux jeunes, je reçois beaucoup de stagiaires ou personnes intéressées par l’élevage et j’essaye de leur apprendre les ficelles du métier.
A.S. : Combien êtes-vous à travailler sur l’exploitation ?
Je travaille seul sur l’exploitation excepté les jours d’abattage où j’ai besoin de main d’œuvre. J’ai donc 3 employés qui sont présents pour l’abattage, soit 1 matinée par semaine maintenant que j’ai un peu diminué le volume d’activité.
A.S. : A qui commercialisez-vous ?
Je commercialise en majorité en vente directe sur l’exploitation où j’ai un point de vente. Les clients commandent à l’avance et viennent se servir ensuite en laissant le règlement si je suis absent. C’est un système basé sur la confiance qui marche très bien.
Sinon, je vends aussi des volailles à Brin de Campagne, le magasin de produits fermiers de Chaumont.
A.S. : Qu’est-ce qui vous plaît dans ce mode de commercialisation ?
C’est le contact avec le client bien sûr. Pouvoir répondre aux questions des consommateurs, et leur expliquer d’où vient ce qu’ils achètent. C’est un mode de vente qui me correspond bien car aujourd’hui je suis assez connu pour que les clients viennent chercher leurs volailles directement chez moi et je n’ai plus trop à aller les chercher.
A.S. : Consacrez-vous beaucoup de temps à la vente ?
Je livre une fois par semaine Brin de Campagne à Chaumont, et sinon c’est pendant ma journée sur la ferme car le point de vente est toujours ouvert. J’envisage peut-être de faire une livraison par semaine sur Arc-en-Barrois pour les personnes qui ne peuvent plus se déplacer.

Prochaine Table Ronde à la Ferme

Lundi 16 avril  de 14 h à 16 H 30

Chez Michel Mongeot à Courcelles sur Aujon

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