Limousines : Des animaux valorisés à tout âge

P.O

L'élevage de François Bourgeon servira de support à l'AG du syndicat départemental limousin.

La limousine lui a permis de marier son métier d'éleveur à sa passion pour l'amélioration génétique. Installé en 1995 à la suite de ses parents à Chassagne, sur la commune de Lanobre, à quelques encablures seulement du berceau officiel de la race, François Bourgeon ne regrette pas, 15 ans plus tard, d'avoir sacrifié le petit quota laitier de l'exploitation familiale pour un troupeau allaitant limousin. “À l'époque, j'ai fait le choix de la limousine de par ma proximité avec le berceau, mais aussi pour la facilité de commercialisation des animaux”, explique l'éleveur de l'Artense, qui ouvrira ses portes le 11 août après-midi aux éleveurs du syndicat limousin du Cantal réunis en assemblée générale à Lanobre.
D'ailleurs, il reconnaît avoir vendu en 2010 une dizaine de génisses d'élevage au même prix que l'an dernier, “malgré la morosité actuelle du marché”. Et au-delà des facilités de vêlage de la race, “de sa docilité qui est venue pour moi en travaillant”, c'est la possibilité de vendre un produit “à n'importe quel âge”, qui donne satisfaction à François Bourgeon. Lui dont les femelles d'élevage pleines sont commercialisées auprès de Bévicor et KBS génétique et dont tous les veaux prennent la direction du marché au cadran d'Ussel. Un outil dont il vante les atouts, à commencer par la garantie et la rapidité de paiement : “Tu annonces les animaux le vendredi avant 18 heures et tu repars le mardi soir, jour du marché, avec le chèque”.

Gagner en développement musculaire

À la tête aujourd'hui d'un cheptel de 78 vaches toutes inscrites au herd-book limousin auquel il adhère depuis 2007, l'éleveur de Lanobre sait aussi qu'il dispose encore de marges de progrès pour répondre à la demande du marché. “J'ai prioritairement travaillé sur la facilité de naissance, ensuite sur le développement squelettique et sur la docilité”, expose l'agriculteur qui s'est doté de quatre taureaux, inscrits - acquis “en y mettant un prix raisonnable” - et qui pratique 25 % d'insémination animale. Reste maintenant pour lui “à mettre de la viande”, en améliorant d'ici quatre, cinq ans, le développement musculaire de son cheptel. Un objectif qu'il compte bien atteindre en continuant de s'appuyer sur les instances raciales limousines et les conseils de Bovin croissance dont il est adhérent depuis six ans maintenant.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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