Marchés agricoles : La grande déprime

P. Olivieri

L'analyse des cours des principales productions animales auvergnates par Agreste Auvergne confirme une morosité généralisée en septembre.

Déprimée : quelle que soit la production, la courbe orange symbolisant l'évolution des cotations des productions animales en 2009 reste, au mieux, au niveau de 2008, et, dans la majorité des cas, en deçà des cours enregistrés voilà un an. La note de conjoncture agricole que vient d'éditer le service régional de l'information statistique et économique de la Draaf Auvergne (Agreste Auvergne) pour le mois de septembre, ne fait en effet que confirmer la dégradation de la situation des marchés en ce début d'automne.

Veau de huit jours à 50 euros

Symptomatique de cette sombre conjoncture : le prix des veaux de huit jours. “À 50 euros la tête, la cotation du veau montbéliard (mâle de 40-45 kilos) perd douze euros et se situe en retrait de 3 % sur 2008”, constate Agreste Auvergne. Douze euros de moins sur un cours moyen déjà au plus bas l'an dernier. Pour mémoire, en septembre 2006, la cotation frôlait les 200 euros / tête. Autre production durement touchée : les vaches de réforme laitières et de qualité bouchère, à la peine depuis le début d'année et dont les cours sont encore en repli par rapport à août. Avec une cotation en vache “0” descendue à 2,6 euros le kilo carcasse, le différentiel de prix moyen se maintient à hauteur de - 8 à -9 % par rapport à 2008. Le repli est un peu moins sévère pour les génisses : 3,79 euros / kg net pour des génisses classées “U” en septembre 2009, contre 4,01 euros/kg net le même mois de 2008. Les jeunes bovins “U” sont moins affectés avec des cours inférieurs cette année de 1,8 % seulement. Si la campagne avait plutôt bien démarré en bovins maigres, la demande est devenue calme et les débouchés vers l'Italie sont limités, analyse Agreste Auvergne. En broutards mâles croisés, les niveaux de prix sont très légèrement inférieurs à ceux de l'an passé (2,26 euros/kg vif en salers 350 kg U+R/2).

 

Difficultés pour les femelles en maigre

La fin de campagne en taurillons salers et croisés est marquée par des cours supérieurs eux de 2 % à ceux de l'an dernier. En femelles, le marché est toujours difficile. Les prix pratiqués en croisées s'avérant en retrait de 15 % (- 11 % pour les charolaises).
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source union du Cantal

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