Mesures d'urgence : l'administration "torpille" le plan Valls (FNSEA, JA)

Mesures d'urgence : l'administration "torpille" le plan Valls (FNSEA, JA)
La FNSEA et les Jeunes agriculteurs, réunis en meeting syndical, début septembre.

Les mesures de secours pour les agriculteurs victimes des intempéries du printemps annoncées par Manuel Valls n'ont pas été réellement mises en oeuvre et sont "torpillées" par l'administration, ont accusé jeudi le président de la FNSEA, Xavier Beulin et celui des Jeunes agriculteurs, Jeremy Decerle.

"La mise en oeuvre du plan n'est pas acceptable car elle est trop complexe, nous sommes furieux", a déclaré M. Beulin lors d'une rencontre avec la presse. "Le Premier ministre nous a entendus, mais l'administration torpille le plan". Avec ce plan, l'Etat est censé, via la Banque publique d'investissement (BPI) se porter garant de la moitié des prêts des agriculteurs en difficulté, l'autre moitié devant être prise en charge par les banques.

Le plan "devait être mis en oeuvre immédiatement", a rappelé M. Beulin: "nous avions prévu des milliers de dossiers de demande, mais aucun dossier n'a été traité à ce jour, les dossiers ne sont pas instruits". Le responsable du principal syndicat agricole a demandé qu'une délégation de gestion et d'appréciation de chaque dossier soit accordée aux banques qui gèrent les dossiers pour agir au nom de la BPI, afin de pouvoir accélérer la manoeuvre.

Reconversion : un dispositif « pas acceptable »

Pendant ce temps, la situation financière des agriculteurs s'aggrave. Selon la MSA, la sécurité sociale agricole, 30% des agriculteurs ont eu des revenus inférieurs à 350 euros par mois en 2015. "Le président de la MSA anticipe que 60% des exploitants français pourraient passer en dessous de ce seuil en 2016" a ajouté M. Beulin, qui juge par ailleurs "pas acceptable" le dispositif d'aide à la reconversion proposé.

"La même semaine, le gouvernement a annoncé 400 millions d'euros pour le plan Alstom. Et sur l'aide à la reconversion pour les agriculteurs qui veulent quitter l'activité, il nous est proposé 3.100 euros par exploitant auxquels s'ajoutent 1.500 euros pour celui qui sera amené à déménager, c'est se foutre du monde" a-t-il dit.

Face à une récolte de blé au plus bas depuis la deuxième guerre mondiale et une récolte de maïs au plus bas depuis 20 ans, l'exécutif a annoncé un plan de soutien le 4 octobre. La récolte céréalière catastrophique s'ajoute à une crise persistante de l'élevage bovin et du lait.

"Une fois de plus l'administration a torpillé une décision politique", a commenté le président du syndicat des Jeunes Agriculteurs. Il a également fustigé les retards de paiement des aides communautaires par l'administration française dont les causes sont régulièrement attribuées par le ministère à des problèmes informatiques. "Les jeunes qui ont touché les aides à l'installation cette année ne peuvent pas toucher leurs aides PAC (auxquelles ils ont droit, NDLR), car l'ordinateur ne peut pas le faire" a-t-il dit.

Source AFP

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Commentaires 10

marin347

et si ont commencer a supprimer tout ses fonctionnaires et rond de cuir qui servent a rien

ESCHENMANN PHILIPPE OU MME "CLOCHE215"

cours mondiaux et charges françaises, il y a 50ans que ça dure !.........et toujours rien de neuf sous le soleil...

Acuid

La révolte n arrivera vu les conditions elle aurait deja du avoir lieu tôt était réuni crise dans toutes filières et gouvernement de gauche , si ca avait dû Peter çe serait fait, nous sommes docile

A pietin

Les prix sont là ils ne bougeront pas c est le cours mondial

alex

il faut une révolte de tous les paysans.
ça ne peut plus continuer ainsi

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