Montagne : Nicolas Sarkozy met en joue le loup

Le chef de l'État a promis que la population des loups dans les massifs de montagnes allait être régulée plus rigoureusement.

La première visite sur le terrain de Nicolas Sarkozy après ses vacances aura été sur celui de… l'agriculture. D'aucuns verront une nouvelle opération de reconquête des suffrages des agriculteurs en vue de 2012 (son cinquième passage de l'année dans une exploitation agricole), la profession étant plongée dans une crise dure et ayant déserté le camp présidentiel lors des dernières Régionales…

Tirs de prélèvement

De source professionnelle en tout cas, on indique que la visite du Président de la République sur une exploitation ovine de montagne, à Noyers-sur-Jabron, dans les Alpes de Haute-Provence, le vendredi 27 août, se préparait avec les services de l'Élysée depuis quelques temps. Et Nicolas Sarkozy, accompagné du ministre de l'Alimentation et de l'Agriculture, Bruno Le Maire, n'a pas voulu décevoir les éleveurs ovins. Axée notamment sur la problématique épineuse de la présence de plus en plus pressante des prédateurs, dont le loup, dans les massifs, sa visite lui aura donné l'occasion de mettre en joue l'insatiable loup. Interpellé par un professionnel sur le sujet, Nicolas Sarkozy a fait deux annonces importantes : il a donné huit jours aux préfets pour qu'ils autorisent par arrêté préfectoral “des tirs de prélèvements”, et il a promis un soutien de l'État pour financer des formations à la chasse et la délivrance de permis aux bergers et à d'autres personnes directement en contact avec le loup, afin qu'ils puissent effectuer les tirs par eux-mêmes.

 

Trois mille cinq cent brebis victimes d'attaques de loups en 2009

“Ce sont des annonces fortes qui privilégient la régulation des populations de loups”, souligne, satisfait, Serge Préveraud, le président de la Fédération nationale ovine (FNO). Trois mille cinq cent brebis ont été officiellement victimes d'attaques de loups sur l'année 2009, un tableau de chasse qui fait grandir la colère et le désarroi des éleveurs de montagne. Nicolas Sarkozy, dans des propos rapportés par l'AFP, a expliqué sa position : “Ce que j'espère, c'est que quand le loup, qui est intelligent, aura compris que quand il vient traîner autour du troupeau, il y a un fusil, il fera plus attention.” Visiblement décontracté, Nicolas Sarkozy a parcouru la bergerie d'Arlette Marin en avalant avec appétit de nombreux produits du terroir, pâtés, jus de pomme, fromage de chèvre… À la question de la future Pac d'après 2013 et de son budget, et à celle des négociations à l'OMC et entre l'UE et le Mercosur (la communauté économique des pays de l'Amérique du Sud), Nicolas Sarkozy a affirmé : “Je ne veux pas que vous mourriez, la France a besoin d'une agriculture puissante. Je ne viens pas ici faire je ne sais quelle démarche nostalgique, je viens ici pour préparer l'avenir.”
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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