Négociations avec la distribution : L'industrie agroalimentaire réclame des augmentations de tarifs

L'association nationale des industries alimentaires (Ania) déplore dans une lettre au Président de la République Nicolas Sarkozy que les distributeurs « refusent systématiquement les augmentations de tarifs » demandées par les industriels.

Alors que les distributeurs et les fournisseurs négocient les contrats annuels qui doivent entrer en vigueur début mars, ce refus met « en péril l'équilibre financier de nombreuses entreprises », affirme l'Ania. « Dans un contexte de pénurie mondiale, les augmentations du coût des matières premières et de l'énergie notamment, sont inévitables », indique dans cette lettre le président de l'Ania Jean-René Buisson.

« La répercussion de ces charges contraintes (qui concernent également le coût des emballages, taxes et diverses contributions telles qu'éco-emballage) ne peut être supportée par les seuls industriels ou agriculteurs, au risque de détruire la valeur et les emplois de la filière », ajoute-t-il.

LME : « des dérives graves »

« Il n'y a pas de raison de s'alarmer particulièrement », estime quant à lui Jérôme Bédier, président de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD). « On est dans une conjoncture qui est un peu plus difficile que d'habitude, parce qu'il y a des hausses de matières premières alimentaires », a-t-il ajouté. En moyenne, les industriels réclament aux distributeurs une hausse des tarifs alimentaires entre 5 et 8%, a-t-il ajouté. La semaine dernière, il avait indiqué que les distributeurs s'employaient à ce que « les prix bougent le moins possible ».

Par ailleurs, l'Ania déplore « les violations répétées et amplifiées » du dispositif de la LME (Loi de Modernisation de l'Économie) par les enseignes de la grande distribution malgré les contrôles et assignations du ministre de l'Economie. «Un sentiment fort d'impunité règne et aboutit à des dérives bien plus graves qu'en 2008, pour un résultat très mitigé sur les prix de vente au consommateur », ajoute le communiqué.

En novembre 2009, l'État avait assigné neuf enseignes de la distribution, accusées de « pratiques abusives » dans les contrats avec leurs fournisseurs.
Ces procédures viennent d'être relancées après la validation par le Conseil constitutionnel d'une notion clef de la LME, celle de « déséquilibre significatif ».

Source d'après AFP

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