Orama : Les céréaliers veulent aussi être entendus

Même s'ils se disent solidaires des éleveurs, les céréaliers rappellent qu'ils sont, eux aussi, sévèrement affectés par la sécheresse et réclament que leur situation soit prise en compte par le Gouvernement.

« Face à la sécheresse, la solidarité entre céréaliers et éleveurs est aujourd'hui une réalité », a déclaré Philippe Pinta, président d'Orama, au cours d'une visite en
Côte d'Or pour soutenir la mobilisation des producteurs. «Outre la sécurité qu'apporte le maïs en alimentation animale, les producteurs de grains sont prêts à la prochaine moisson à fournir leur paille dans le cadre contractuel mis en place par la profession, au lieu de la broyer», assure le président d'Orama.

Mais les céréaliers sont eux aussi sévèrement affectés par la sécheresse et ils demandent que leur situation soit également prise en compte par le Gouvernement.

« Dans l'immédiat, il, s'agit de faire en sorte que le dispositif de la Dotation pour aléas (DPA) permette aux exploitants de provisionner des sommes au titre de l'exercice comptable qui se termine au 30 juin, pour être en état de faire face aux mauvais résultats prévisibles de la récolte 2011 » réclame Philippe Pinta.

Autre piste touchant les réglementations environnementales : « autoriser les repousses de céréales, aussi efficaces que les espèces dédiées, pour empêcher cette année les fuites hivernales de nitrates ». Au-delà, Orama estime que les projets de stockage des eaux de pluie hivernales doivent se traduire en actes et devenir réalité dès 2012.

Sur un plan plus général, la sécheresse qui frappe cette année les quatre plus grands pays producteurs de l'UE, venant après les évènements climatiques de l'an dernier en Russie, en Australie, doit nous faire réfléchir. « Produire n'est pas une affaire secondaire qui va de soi. Notre société doit adopter des solutions qui permettent de « produire plus », en même temps que produire mieux. L'approvisionnement de l'Europe et, plus encore, l'alimentation de nos voisins du sud de la Méditerranée, nous en fait obligation » a conclu Philippe Pinta.


Source d'après Orama

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