PAC 2014-2020 : la concertation nationale a démarré

S C

PAC 2014-2020 : la concertation nationale a démarré
Selon le ministre, la priorité sera donnée aux "exploitations qui ont le plus de difficultés (DR)

Les premières réunions de concertation sur les choix nationaux pour la mise en œuvre de la prochaine Politique Agricole Commune en France ont commencé mercredi dernier.

Suite à l’accord trouvé sur la PAC au niveau européen, Stéphane Le Foll a présenté mercredi en Conseil des ministres les grands axes de cette réforme qui doit permettre la mise en place, selon lui, « d’une PAC plus juste, plus verte, plus régulatrice et tournée vers les jeunes et l’avenir ».

Le ministre a rencontré mercredi et jeudi l’ensemble des organisations professionnelles agricoles (OPA) représentatives (FNSEA, JA, APCA mais aussi la Confédération paysanne et la Coordination rurale)  pour initier la concertation.

Le ministre a notamment présenté aux OPA quatre scénarios concernant la répartition des aides directes pour la France métropolitaine, autrement appelées aides du premier pilier (7,5 milliards d’euros par an). Des réunions de travail sont prévues suite à ces premières discussions.

"Aujourd'hui il y a des aides qui sont versées aux agriculteurs à l'hectare, elles sont liées à une histoire, donc elles sont extrêmement différentes les unes des autres. Il y a des agriculteurs qui touchent 300, 390 euros tandis que d'autres touchent 150, 170 euros" par hectare, a déclaré le ministre mercredi  au micro de BFMTV/RMC.

 "On va réduire les écarts, et essayer de ramener ces aides autour d'une moyenne" et la priorité sera donnée aux "exploitations qui ont le plus de difficultés aujourd'hui", comme les élevages, "sans déséquilibrer les autres filières", a-t-il ajouté.

Cette concertation doit permettre au ministre, d’ici à la fin du mois de septembre, de définir les dispositifs et mesures qui seront mises en place par la France dans le cadre des possibilités ouvertes par l’accord sur la nouvelle PAC.

Sur le même sujet

Commentaires 12

pascaldeere

dans cete reforme ne pourrait t'on pas prévoir d'implanter des bandes de couverts mellifères le long des chemins pour ne pas gèner les machines mais pour aider nos abeilles, je dit pas partout non plus mais dans nos plaines a partir d'une certaine surface de parcelle ça serait bien car ici après la moisson qund le coza le blé et l'orge sont recoltés c'est le desert et plus rien a butiner... on l'accorde bien aux chasseurs pour implanter des bandes enherbées d'une grande pauvreté floristique, mais bon une fois de plus le lobby de chasse est plus fort que les apiculteurs car proche des différents pouvoirs et gavé de subventions. là aussi il faudrait surement rétablir une certaine équité

LN

n'oublions pas que pour pouvoir diversifier son assolement en exploitation laitière, il faut déjà avoir de la surface disponible au delà de la sfp ; c'était déjà dur d'être autonome en paille dans beaucoup d'exploitations bretonnes, alors, vu le rythme où les laiteries veulent en plus que l'on augmente notre production par ferme, l'autonomie complète est illusoire dans beaucoup de situations... Après, c'est justement peut être là où laiterie et gms se trompent : ce sera souvent plus interessant de diversifier un peu, si on retrouve de la surface, plutot que de produire plus de lait qui nécessitera trop d'investissement (bâtiment, main d'oeuvre...) ; mais quand "ils" auront bien cassé la filière par manque de prix, ils le comprendront peut etre...

arobase

heureusement qu'il y a un donneur de leçon un monsieur je sais tout ici ...encore un gars qui fais rien de la journée

geo

Chable 533, vous êtes certainement sur la bonne voie.. En tous cas, vous ne vous contentez pas de protester et saisissez les opportunités qui vous sont offertes. C'est l'agriculture qui s'adapte à la PAC et pas l'inverse. Cet outil politique a un pouvoir considérable sur l'aménagement des campagnes.

CHABLE533

Précisions aux questions posées ci-dessous, pour les petites fermes avec des DPU importants la perte sera compensée par la surprime des 50 premiers hectares, de plus si cela ne faisait pas assez tu peux implanter des protéines qui compenseront la perte d'aides et qui te feront gagner en autonomie alimentaire donc te fera progresser ta marge. Voilà comment j'envisage cette réforme sur ma ferme laitière.

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier