Picardie : la préfecture limite le cheptel à 500 vaches

Picardie : la préfecture  limite le cheptel à 500 vaches
Plateforme de traite aux USA (DR)

Le préfet de la Somme a autorisé l'implantation du projet de ferme d'élevage contreversé, tout en en limitant le cheptel, originellement prévu de 1.000 vaches à 500, annonce la préfecture.

Jean-François Cordet, préfet de région Picardie, a signé l’arrêté autorisant à exploiter à Drucat et à Buigny-Saint-Maclou (Somme), près d'Abbeville, "un élevage de 500 vaches laitières et sa suite, auquel sera associé un méthaniseur permettant une valorisation énergétique de ses effluents", indique la préfecture dans un communiqué.

Le projet, originellement appelé "ferme des 1.000 vaches", avait rencontré une vive opposition d'organismes et d'élus locaux, menée par l'association Novissen (Nos villages se soucient de leur environnement), qui dénonçaient "l'agriculture business".

Le préfet a toutefois "conditionné son autorisation à l’observation de mesures strictes, dont le contrôle sera effectué par l’inspection des installations classées, et le cheptel a été limité compte tenu des capacités d’épandage présentées par le pétitionnaire", ajoute le communiqué.

Une évaluation continue de l’exploitation sera effectuée, selon la préfecture, qui annonce la mise en place d'une instance locale d’information et de suivi, intégrant élus locaux, riverains et associations, "pour faire participer l’ensemble des acteurs au suivi".

Ce projet controversé de la société civile d'exploitation agricole (SCEA) Côte de la Justice visait à augmenter son cheptel à 1.000 vaches laitières et leurs suites, soit 1.750 animaux au total. Il s'accompagnait par ailleurs de la mise en place d'un méthaniseur traitant les effluents de l'élevage et des déchets extérieurs au site.

Une pétition contre le projet circulant sur internet avait recueilli plusieurs dizaines de milliers de signatures, selon Novissen.

Source avec AFP

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Commentaires 7

boulo223

dans tou ca il fo essayer de ne pa diviser eleveur et cerealier......il fodrai essayer de garder les exploitation un max familial pour ke les choses soit gerabl...car il est vrai k levolution telle kelle est la va nous conduire a des colkos kom la russi otre....ki dailleurs non pa perdurer dan le temps

NOV2012

on ne s offusque pas de céréaliers avec plusieurs centaines d hectares,qui touche des DPU astronomique,pourquoi pas des centaines de vaches!!!

comtadino

est on pour ceci ou pour cela, quelle importance ? j'étais petit arboriculteur (pommes)en 1973 on nous disait "quand l'espagne rentrera dans le marché commun vous serez cuits" malgré les combats d'arrière garde l'espagne est rentrée dans le marché commun . Nous avons arraché les pommiers en 1992 .on a vivoté 20 ans .quand on est pas concurentiel dans un monde ouvert il n'y a pas de solution . les reglementations et les subventions freinent le mouvement mais une "façon de faire" (methode de travail, type d'agriculture ...)finit par disparaitre et il ne nous reste plus qu'a parler du bon vieux temps .

geo

@Marin: Estimez-vous que l'agriculture doit rester familiale ou tomber dans les mains de "patrons"? Cette question mérite tout de même réflexion car elle en induit d'autres. L'agriculture se limite t'-elle à une vision strictement économique, comme pour toute autre entreprise française? Pensez-vous que tous les aspects environnementaux seront pris en compte? Pensez-vous que la vache doit devenir un objet avec un numéro qu'on jette dès que sa productivité baisse? Pensez-vous que les campagnes françaises seront ce qu'elles sont aujourd'hui si ce type de projet se généralise (baisse du nombre d'exploitation, une ferme par village donc désertification des zones les plus reculées)?
Lorsqu'on analyse un tel projet, tous ces aspects doivent être pris en compte. S'arrêter à la vision économique du projet est certainement la plus grosse des erreurs.

@marin

donc laissons se multiplier les "exploitations" (moi je dirais usine à lait) de ce genre qui pourront produire à des prix beaucoup plus bas que les vraies exploitations (chose que les laiteries attendent pour ne pas avoir de pression sur la hausse du prix du lait)et laissons crever ce qui ne peuvent pas suivre.
Résultat à court terme: disparition totale des élevages laitiers dans toutes les zones défavorisées et grosse coupe dans les autres zones.
Honnêtement c'est ça qui provoquera la délocalisation de la production laitière, sans parler de traçabilité car qui sait ce qui est mis dans les mélangeuses quand la ration est dictée par des agrofinanciers...

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