Politique : 25 propositions du PS sur l'agriculture

Le Parti socialiste (PS) a consacré à l'agriculture le premier de ses dix forums des idées, lundi à Cluny (Saône-et-Loire). Martine Aubry a prôné « une relocalisation de la production agricole » et « une politique de régulation » des prix pour « mettre en place un autre système ».

« Les agriculteurs ne veulent pas d'assistance. Ils veulent des prix et des règles qui leur permettent de vivre de leur travail », a déclaré la première secrétaire du PS lors d'une rencontre avec des représentants des syndicats agricoles, en marge de son premier Forum des idées.

Ces membres de la FDSEA, des Jeunes Agriculteurs ou de la Confédération paysanne, ont exprimé la « grande détresse » du monde paysan et stigmatisé « l'évolution permanente de la réglementation européenne » tout en souhaitant qu'on leur donne « une idée directrice ».

Martine Aubry et Germinal Peiro, secrétaire national du PS à l'agriculture, ont ensuite exposé « 25 propositions pour une révolution agricole et alimentaire ». Ces mesures, réparties en trois sections, Monde, Europe et France, vont de « la relocalisation des productions agricoles à l'échelle mondiale » à l'extension de la « retraite complémentaire obligatoire » aux conjoints d'exploitants, en passant par « la régulation publique des marchés alimentaires agricoles ».


Martine Aubry : «C'est un autre système qu'il faut mettre en place »

Selon la numéro un du PS, « l'agriculture est un concentré des problèmes que pose la société libérale ». « Au delà des crises porcine, ovine et bovine, on se rend bien compte qu'on ne peut pas continuer ainsi. 40.000 agriculteurs supplémentaires on demandé à bénéficier du RSA. C'est un autre système qu'il faut mettre en place », a martelé Martine Aubry.

« Aujourd'hui les prix sont élevés, mais la marge ne va pas aux producteurs », a déploré Mme Aubry, proposant la mise en place de « conventions de filières », qui permettraient « d'assurer un prix minimum pour le producteur ».

Elle a également souligné la nécessité d'un « système avec tous les partis sociaux démocrates européens ». Ce système serait fondé sur une « harmonisation par le haut des règles sociales en Europe » pour éviter « les distorsions de concurrence intra-européennes », a-t-elle estimé, prenant l'exemple de l'Allemagne qui « n'applique pas les salaires de son pays à ceux qui viennent travailler de l'extérieur ».

Source source AFP

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier