Politique : L'alimentation au secours de l'agriculture

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Pour défendre le secteur agricole, Bruno Le Maire veut mettre l'alimentation au coeur de l'action de son ministère et lance un programme national pour l'alimentation.

«Mettre l'alimentation au coeur de l'action pour donner un sens politique à l'agriculture» voilà le nouveau programme de Bruno Le Maire annoncé à l'occasion de ses voeux à la presse. Une idée qui n'est pas nouvelle puisque déjà, Michel Barnier avait fait de l'alimentation son credo, créant les « journées des rencontres Agriculture et alimentation » et instaurant le mot « Alimentation » dans l'intitulé même de son ministère.

Cette fois le ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Pêche lance un «Programme national pour l'alimentation» dont les principales mesures seront intégrées dans la prochaine Loi de Modernisation Agricole. Pour améliorer l'information et l'éducation des Français, Bruno Le Maire souhaite notamment faire « évoluer l'étiquetage » des produits alimentaires et fixer des « règles nutritionnelles » pour la restauration scolaire et universitaire. «Aujourd'hui, ce sont de simples recommandations, peu connues et non respectées» explique-t-il.

Gaspillage : 15 à 20% de la production française

Au Salon de l'Agriculture qui se tiendra à partir du 27 février, le ministère installera un stand axé spécifiquement sur l'alimentation. Un nouveau site internet «alimentation.gouv.fr» sera consacré à l'alimentation pour le grand public. A la rentrée 2010, l'opération « un fruit pour la récré » sera triplée et visera 1 million d'enfants contre 350.000 aujourd'hui.

Le ministre veut aussi promouvoir les circuits courts, «pour éviter qu'un produit réalise 20.000 km en moyenne avant d'arriver dans notre assiette » et favoriser l'alimentation bio. L'objectif est d'atteindre 20% d'aliments bio dans la restauration collective de l'administration d'ici à 2012. La lutte contre le gaspillage sera également un de ses objectifs, notamment en valorisant les invendus sur tous les MIN (Marché d'intérêt général) et criées de France. «15 à 30% de la production alimentaire est perdue en France» rappelle le ministre.

Et pour légitimer la PAC, le ministre compte également sur l'alimentation. Son «groupe de réflexion sur l'avenir de la PAc» qu'il lancera à la mi-février comptera une quinzaine de personnalités issues de tous horizons et notamment de la gastronomie et de l'industrie agro-alimentaire.

Publié par SC

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